Ali Khamenei s’en prend aux pays du Golfe, après le vol entre les Emirats et Israël

20-05-2020

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, s’en est pris aux pays du Golfe, les accusant de « trahison envers le peuple palestinien ».

Khamenei a affirmé mardi soir dans une série de tweets, que « certains pays du Golfe persique ont commis la plus grande traitrise contre leur histoire et celle du monde arabe, ils ont trahi la Palestine à travers leur soutien à Israël ». « Les peuples de ces pays vont-ils accepter cette trahison de la part de leurs dirigeants », a-t-il écrit, rapporte le site de RT, dans sa version arabe.

Le guide suprême a fait assumer la responsabilité à l’Arabie saoudite, d’avoir instauré « des relations criantes » avec Israël, qualifiant ces relations de « la plus grande traîtrise et un poignard dans le dos de la Palestine et la nation musulmane ».

Selon ses dires, « Israël n’est doté d’aucune force, il y a deux facteurs qui le soutiennent, le soutien américain sans conditions, et l’attitude des gouvernements arabes et musulmans, qui rechignent à venir en aide à la Palestine ».

Un vol transportant du matériel médical, le premier publiquement annoncé de ce type, a eu lieu mardi entre les Emirats arabes unis et Israël, à destination des Palestiniens afin de les aider à lutter contre la pandémie de coronavirus.

« Le 19 mai, Etihad Airways a effectué un vol cargo humanitaire entre Abou Dhabi et Tel Aviv pour fournir du matériel médical aux Palestiniens », a indiqué un porte-parole de la compagnie aérienne d’Abou Dhabi, capitale des Emirats. « Le vol n’avait pas de passagers à bord », a-t-il précisé dans un communiqué.

La livraison de « 14 tonnes de matériel médical urgent » vise à « soutenir les efforts pour contenir la propagation de la pandémie de Covid-19 et son impact dans les territoires palestiniens occupés », a précisé l’agence de presse émiratie officielle WAM

Lire aussi

Économie Économie Économie Économie Une partie du monde produit, et une autre consomme
Politique Politique Politique Tunisie : Kaïs Saïed et l’idée d’un