Amendement du code électoral : Taboubi dénonce « une loi sur mesure »

19-06-2019

Le Secrétaire Général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a réagi ce mercredi 19 Juin l’amendement de la loi électorale voté hier, mardi 18 Juin, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Intervenu à l’ouverture du congrès de la fédération générale du transport, il pointé « une loi sur mesure » et en a critiqué le timing, estimant qu’elle va conduire au report des élections, ce qui risque de maintenir le pays dans cette situation économique déplorable.

Il s’est élevé contre la sélectivité de la nouvelle loi, se défendant de tout parti-pris en faveur de Karoui, « X ou Y », « nous n’avons de rapports avec personne, le moment venu, nous défendrons l’homme d’Etat patriote qui œuvre à préserver la souveraineté et l’indépendance de la décision nationale, » a-t-il souligné.

Il a interpellé le gouvernement pour son inaction envers les associations qui sont passées de 8 mille avant la révolution, à 23 mille actuellement.

« Il y a des personnes qui n’ont pas d’associations et qui sont en tête des intentions de vote », a-t-il indiqué, imputant cela à la dégradation de la situation de la situation générale (santé, infrastructure, situation environnement, cherté de la vie…), « le peuple vous a élus afin qu’il sente une amélioration de ses conditions de vie et non pour que vous lui détruisez sa vie ».

Il s’en est par ailleurs pris à ceux qui veulent faire revenir le pays à la dictature, et ceux qui cherchent à avoir une légitimité de l’étranger.

Sur un autre sujet, Noureddine Taboubi a critiqué l’attitude de certains, pendant le pèlerinage d’el-Ghriba qui « se sont précipités pour s’attirer les grâces des juifs », revenant sur les séquences vidéos diffusées par une chaîne sioniste, « montrant des sionistes scandant des slogans au nom de l’armée près de la maison où a été assassiné Abou Jihad, c’est une honte pour la Tunisie », s’est-il insurgé.

Le chef de la centrale syndicale a appelé au respect de la « crédibilité des négociations », à traduire dans les faits les conventions signées et à parachever les négociations dans la fonction publique.

Il a promis la poursuite du militantisme, pour « le partage équitable des richesses, la justice sociale, le développement durable et la préservation des libertés publiques et individuelles. »

Gnet

Lire aussi

Économie Économie Économie Économie 8ans après le 14 janvier, les cinq maux de la Tun