Tunisie, relèvement de l’âge de la retraite à 62ans confirmé |
| Publié le Mercredi 25 Août 2010 à 01:15 |
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Interrogé sur l’antagonisme des classes, voire sur les disparités socio-économiques entre les Tunisiens, le ministre a énuméré les indicateurs qui illustrent une amélioration du niveau de vie du Tunisien dont le revenu par tête d’habitant qui est de 5.630 dt, l’augmentation régulière des salaires, du SMIG et du SMAG, le recul du taux de pauvreté à 3,8 %. Par ailleurs, l’élargissement de la classe moyenne, qui constitue 80% de la population, constitue un atout pour la Tunisie. La classe moyenne constitue, aux yeux du ministre, un catalyseur pour le progrès des sociétés, dans sa quête et ses ambitions pour le bien-être et est conservatrice des valeurs qu’elle transmet à travers les générations. Au sujet de la réforme des régimes de retraite, et de la situation financière des caisses sociales, au regard de l’augmentation de la proportion de la catégorie âgée de plus de 60% qui passera, selon un intervenant, de 16% actuellement à 27% en 2030, le ministre a estimé que les caisses seraient déficitaires, si on ne fait rien. Mais, si on commence dès maintenant à prendre des mesures sur la base de la progressivité, du dialogue, du suivi et de la répartition des charges, on saura en préserver l’équilibre. La réforme des régimes de retraite se fonde, a-t-il indiqué, sur des données objectives, dont l’augmentation de l’espérance de vie à 75 ans, et l’élargissement de la proportion des bénéficiaires de la couverture sociale et des régimes de retraite. Naceur El Gharbi a aussi invoqué l’indicateur démographique. Avant, il y avait 6 actifs pour un retraité, maintenant, on est à 4 actifs pour un retraité, et en 2030, on sera à 2,3 actifs pour un retraité. Le ministre a affirmé que le système par répartition sera préservé, il n’y aura pas de capitalisation, et cette question est d’ores et déjà tranchée. Le ministre a tenu à apaiser les inquiétudes en promettant de ne pas toucher aux pensions de retraite. La retraite à 60 ans n’est plus tenable, à un moment où l’entrée dans la vie active est à 29 ans dans le secteur public, et 25ans dans le secteur privé, et l’âge limite de participation aux concours de la fonction publique à 40ans, a-t-il souligné en substance, ajoutant : Il est question de mettre en place un dispositif qui garantit l’équilibre des régimes de retraite jusqu’en 2016, avec une progressivité en matière de relèvement de l’âge de la retraite pour le repousser à 62 ans, et une révision légère des cotisations. Toute année supplémentaire de travail équivaut à une augmentation de la pension, a-t-il précisé, insistant que cette réforme se fera sur la base du dialogue, du consensus, et en tenant compte des régimes spéciaux. Autre dossier chaud de la rentrée, le 8ème round des négociations sociales. L’administration s’y prépare. Le dialogue avec les partenaires sociaux concernera, dans un premier temps, la révision de la convention cadre, pour enchaîner par la suite avec les négociations autour de la révision des 51 conventions sectorielles, qui couvrent 98% des salariés. Le but étant de moderniser la législation du travail, de promouvoir la productivité, et d’améliorer le pouvoir d’achat des Tunisiens, a-t-il déclaré. La Tunisie s’appauvrit en études scientifiques précises quant au travail des enfants, des enfants abandonnés, voire des enfants de la rue. Là aussi, le ministre a tenté de minorer l’ampleur de ce problème, en s’appuyant sur les rapports de l’inspection du travail qui concluent à des cas isolés de travail des enfants. Il en va de même des enfants abandonnés, "on n’a pas de phénomène d’enfants de la rue, mais juste des cas isolés". Le ministre a fait savoir qu’il existe une solution familiale et une solution institutionnelle pour la prise en charge de cette catégorie d’enfants. Une commission nationale a été mise en place pour coordonner les interventions des différentes parties, préparer un manuel de procédures en vue de la répartition des rôles en matière de réconciliation familiale. Un réseau d’assistants sociaux intervient également à travers la médiation et la socialisation afin de prémunir la famille tunisienne contre la décomposition familiale, le divorce, et autres conflits, et prévenir les conséquences fâcheuses sur les enfants, menacés, le cas échéant, d’échec scolaire et de déviation. H.J.
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Commentaires
Ecrit par khaddam 03-09-2010 09:23
Ecrit par el manchou 30-08-2010 12:12
Ecrit par Mahdi 28-08-2010 16:55
pouvez vous s'il vous plait inviter Mr Naceur El Gharbi a une séance de Tchatch?
on aura pas mal de questions pour lui.
dans le cas de son refus pouvez vous inviter un responsable des syndicats pour sonder leurs avis.
Merci
Ecrit par Fathi 28-08-2010 05:01
Simplement je presume que nos responsables ne vont ni lire cela , ni en tenir compte s'ils le lisent , ni meme repondre ici meme sans langue de bois et en etant responsable s'ils saisissent ce message tres limpide.
C'est a dire s'expliquer et en tirer les consequences (...)
Je crois qui nos managers de l'etatique ne decident plus !! ils fonctionnent plutot au piles duracell et avec les Taalimetes ,ces fameuses directives opaques tombées d'en haut, c'est des executants choisis sur d'autres criteres que la competence
A moins qu'on nous demontre le contraire
A ce train la , ce n'est pas la fuite des cerveaux qu 'on va avoir, meme nos anes et autres zebres vont bruler y compris a la nage
Si le sieur cité par SAYYYED LASSSIED aurait pu profiter des swared de l'etat en se faisant soigner at home comme le commun des tunisiens ca aurait fait moins mal et la couleuvre aurait eté plus facile a avaler en ce mois beni ( surtout pour nos arnaqueurs et autres speculateurs )
Ecrit par SAYYYED LASSSIED 27-08-2010 15:01
simple....c est l état qui nomme leurs premiers responsables....donc c est l état qui les gére..
elles ont enfanté une cnam aussi étatique que mal gérée!
on effet je viens d apprendre que l état après avoir réglé les frais de sejour hospitalier en europe du pauvre et demuni ancien ministre,ancien premier ministre,ancien mari de ministre, et membre du cio et auteur de plusieurs best seller,feu mohamed mzali
une bonne centaine de million,au moin
l etat a décidé sembe t il ,dans la continuité de sa politique de justice sociale de prendre en charge les frais d hospitalisation du pauvre et démuni lamine qui a réussi à faire le plein plus de mille fois à tunis et ailleurs..jusqu en europe et en amérique!avec mekki et le serdouk,entr autres!
et qui n a pas de quoi payer,car ses spectacles etaient gratis et tant pis pour ceux qui comme moi ne le savaient pas!
alors que mon forfait cnam est je crois de 250 dinars...comme le commun des tunisiens!
égalité,justice... bonne gestion..et bonne gouvernance!