L’ayatollah Khamenei dirige pour la 1ère fois depuis 8ans, la prière du vendredi, et se dit attristé par le crash de l’avion

17-01-2020

L’ayatollah Ali Khamenei a déclaré ce vendredi 17 janvier que la riposte de l’armée de la révolution, ayant visé les bases américaines, par des missiles, « n’était pas uniquement une frappe militaire, mais était une atteinte à l’autorité et au prestige des Etats-Unis ». « Nos forces armées défendent les symboles sacrés, et leurs références intellectuelles sont des références divines », a-t-il dit, cité par al-Manar.

Le guide suprême iranien qui a dirigé aujourd’hui dans une mosquée de Téhéran, la prière du vendredi, la première fois, depuis huit ans, a rendu hommage au martyr Souleimani, assassiné dans un raid américain, le considérant comme étant « parmi les commandants les plus forts, dans la lutte contre le terrorisme ».

« Les médias sionistes, le président américain et son chef de département d’Etat ont accusé le général Souleimani de terrorisme, ils ne l’ont pas affronté en face, mais l’ont attaqué par surprise », a-t-il dit.

L’Ayatollah a qualifié les Iraniens de « peuple de patience et de droiture », qui sont reconnaissants et responsables envers Dieu, pour les bienfaits dont il les a couverts.

Il s’est par ailleurs arrêté au drame de l’avion ukrainien abattu par erreur par les gardes de la révolution : « Nos cœurs ont souffert de l’accident de cet avion sinistré. Les ennemis ont applaudi au crash de l’avion et ont fait assumer la responsabilité à l’armée révolutionnaire », a-t-il indiqué, appelant « à ne pas reproduire ce drame ».

Au sujet de l’accord sur le nucléaire, l’ayatollah iranien a souligné que « les trois pays européens (Grande-Bretagne, France et Allemagne) qui ont menacé d’envoyer le dossier nucléaire au Conseil de sécurité, sont ceux-là mêmes qui ont fourni le soutien à Saddam Hussein dans son agression contre l’Iran ».

« Ces trois pays sont plus petits que de mettre à genou l’Iran, et ne peuvent être qu’à la solde de l’Amérique », s’est-il élevé. Il a ajouté que « la force à laquelle aspire l’Iran ne se limite pas à la force militaire, mais c’est une force économique et scientifique », signalant que « l’Iran n’est pas contre les négociations, mais ne négocie pas dans une position de faiblesse ».

Le dernier prêche de Khamenei remonte à l’année 2012, lorsqu’il a répondu au discours de Barak Obama, qui avait indiqué que toutes les options étaient posées, au sujet du programme nucléaire iranien.

L’allocution de ce vendredi a été qualifiée comme « décisive » par les médias iraniens, dans la mesure où elle devrait fixer les contours de la politique iranienne, pendant la prochaine étape.

Gnetnews

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