Le libre-arbitre et le destin vont de pair en Islam

17-05-2019

De nombreuses raisons sont à l’origine de l’arriération des pays de la région arabo-musulmane. La mauvaise compréhension de la religion, et son interprétation erronée en font partie. L’Islam dont le message cardinal a trait à l’incitation à l’effort et à l’action, est devenu un prétexte pour de nombreux musulmans afin de sombrer dans le fatalisme, imputant leurs échecs au destin et à la volonté de Dieu.

Or, la notion de libre-arbitre est claire et sans équivoque dans le Coran. Le musulman est libre de choisir sa voie, de croire ou de ne pas croire en Dieu, sans aucune contrainte. Plusieurs versets l’attestent :

لَا إِكْرَاهَ فِي الدِّينِ ۖ قَد تَّبَيَّنَ الرُّشْدُ مِنَ الْغَيِّ
256 البقرة
وَقُلِ الْحَقُّ مِن رَّبِّكُمْ ۖ فَمَن شَاءَ فَلْيُؤْمِن وَمَن شَاءَ فَلْيَكْفُرْ
29الكهف

وَلَوْ شَاءَ رَبُّكَ لَآمَنَ مَن فِي الْأَرْضِ كُلُّهُمْ جَمِيعًا ۚ أَفَأَنتَ تُكْرِهُ النَّاسَ حَتَّىٰ يَكُونُوا مُؤْمِنِينَ
يونس 99

Le principe de liberté fait que l’Homme soit responsable de ses actes, et induit la question de châtiment et de récompense.

Dieu a montré les deux voies, celle qui mène au salut, et celle qui mène à la perdition, et a doté les Hommes de raison, et d’une capacité de discernement, qui les habilitent à choisir leur chemin, sans aucune contrainte.

Le concept de liberté dépasse le champ religieux et la liberté de conscience pour englober toutes les sphères de la vie.

Dieu dit dans le Coran qu’il ne change point l’état d’un peuple, jusqu’à ce que les gens qui le composent n’auront pas changé ce qui est en eux-mêmes.

ِإِنَّ اللّهَ لاَ يُغَيِّرُ مَا بِقَوْمٍ حَتَّى يُغَيِّرُواْ مَا بِأَنْفُسِهِمْ
الرعد11

Dans ce verset, Dieu ordonne aux peuples d’œuvrer pour changer et améliorer leur situation et ne pas rester passifs et inactifs, en attendant qu’une manne leur tombe du ciel.

En Islam, le destin et le libre-arbitre vont de pair. Dieu recommande à ses serviteurs à suivre le droit chemin, à se soumettre à ses prescriptions, à agir, et à persévérer et leur promet son soutien et son aide :

فَأَمَّا مَن أَعْطَى وَاتَّقَى وَصَدَّقَ بِالْحُسْنَى فَسَنُيَسِّرُهُ لِلْيُسْرَى وَأَمَّا مَن بَخِلَ وَاسْتَغْنَى وَكَذَّبَ بِالْحُسْنَى فَسَنُيَسِّرُهُ لِلْعُسْرَى
الليل:5-10

Le seigneur enjoint aux croyants à invoquer sa volonté, avant d’entreprendre quoique ce soit. Le fait de commencer toute action par Inchallah (qui a, hélas, désormais une connotation négative du fait de l’usage qu’on en fait), induit que l’on soit animé de bonne volonté, que l’on mette tous les facteurs de réussite de notre côté, que l’on se fixe des objectifs et des résultats, tout en implorant l’aide de Dieu pour que notre action aboutisse :

وَلَا تَقُولَنَّ لِشَيْءٍ إِنِّي فَاعِلٌ ذَٰلِكَ غَدًا إِلَّا أَن يَشَاءَ اللَّهُ
(24 23) الكهف
ِ وَمَا تَشَاءُونَ إِلَّا أَن يَشَاءَ اللَّهُ رَبُّ الْعَالَمِينَ
التكوير:28-29

La Rédaction

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