Le ministère de l’Industrie dément les soupçons de corruption liés à une mine de phosphate à Kasserine

27-03-2019

Le ministère de l’Industrie exclut les soupçons de corruption liés au permis de prospection de minéraux (phosphates) Chketma à Kasserine.

Dans un communiqué rendu public hier soir, le ministère précise que ce permis de prospection institué en vertu d’un arrêté ministériel du 10 février 2010, a été reconduit une première fois jusqu’au 15 février 2016, et une deuxième fois jusqu’au 15 février 2018.

Ledit permis a fait l’objet d’une demande d’exploitation depuis fin 2017, le dossier a été soumis à la commission consultative des mines à trois reprises.

La commission a rejeté définitivement cette demande, pour ne pas répondre aux conditions légales, conformément l’article 44 du code des mines, en août 2018, souligne le même département.

Les dossiers ont été tranchés par les représentants ministériels, notamment le ministère concerné par le dossier sous la présidence d’un magistrat, conformément au décret gouvernemental le régissant, ajoute la même source, signalant qu’aucune procédure liée à ce projet n’a été menée depuis le 1er septembre 2018, date de la prise de fonctions du ministre actuel.

S’agissant du marché dit du 07 Mars 2019, le ministère dit son étonnement de le parachuter dans le dossier de Chketma phosphate.

Le document publié à ce sujet concerne un projet de partenariat et d’entente entre les deux sociétés en question, souligne-t-il, se défendant « de toute immixtion ou responsabilité dans ces transactions qui concernent le secteur privé ».

Il ajoute que tous les entreprises agréées ont le droit de présenter des demandes de prospection et d’exploitation dans le secteur des mines, conformément aux procédures et aux conditions du code des mines.

Des informations relayées auparavant sur Internet font état de soupçons de corruption liés à une mine de phosphate à Kasserine, où serait impliqué notamment, le ministre de l’Industrie, Slim Feriani.

Gnet

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