Plus de 250 mille décès du Coronavirus dans le monde, dont plus de 68.000 aux Etats-Unis

05-05-2020

AFP – Plus d’un quart de million de personnes ont succombé au nouveau coronavirus depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP, mais le reflux apparent de la pandémie incite de plus en plus de pays, en particulier en Europe, à alléger les restrictions imposées aux populations.

Le bilan des décès quotidiens a bien diminué ces derniers jours en Europe, poussant les autorités à assouplir certaines mesures de confinement.

Avec néanmoins le maintien des gestes-barrière et de nouvelles contraintes comme l’obligation du port du masque dans les transports en commun, voire les boutiques et lieux publics. Pour éviter une seconde vague de contamination.

Aux Etats-Unis également, certains Etats ont décidé de lever le confinement. Le bilan quotidien des décès a certes été lundi le plus bas depuis début avril, avec 1.015 personnes ayant succombé au Covid-19 en 24 heures, mais le tableau s’annonce particulièrement sombre.

Pays le plus touché au monde avec plus de 68.000 morts à ce stade, les Etats-Unis devraient probablement dépasser les 100.000 décès dès le mois de juin, selon plusieurs modèles épidémiologiques qui ne prédisent pas d’arrêt soudain des contagions pendant l’été.

L’un des grands modèles de la pandémie, celui de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), a fortement revu à la hausse lundi sa prévision de décès causés par le nouveau coronavirus de 72.000 à près de 135.000 morts d’ici le 4 août, en raison d’un déconfinement prématuré dans certaines régions du pays.

Le président américain Donald Trump a lui-même reconnu dimanche que son pays allait « perdre 75.000, 80.000 ou 100.000 personnes ».

La Turquie et l’Egypte acheminent des aides aux Etats-Unis

Les Etats-Unis vantent leur aide aux pays étrangers comme preuve de leurs bonnes intentions. Maintenant qu’ils sont fragilisés par la pandémie de Covid-19, c’est au tour de leurs alliés mais aussi de leurs rivaux de leur tendre la main, une assistance pas toujours désintéressée.

Ces deux dernières semaines, la Turquie, qui cherche à apaiser les tensions avec ses alliés de l’Otan, et l’Egypte, dont le président compte sur le soutien de Donald Trump, ont tous deux acheminé aux Etats-Unis des avions remplis de matériel. Et Taïwan, qui compte sur Washington pour sa défense, a envoyé des millions de masques.

La Chine et la Russie, les deux grands rivaux de Washington, ont eux aussi envoyé du matériel médical aux Etats-Unis, où la pandémie a fait plus de 67.000 morts.

Ces dons servent souvent aux dirigeants à montrer à leur propre population qu’ils gagnent « le respect et l’admiration du monde », selon Nicholas Cull, professeur qui étudie les réputations internationales à l’Université de Californie du sud.

Mais les dons les plus positifs en termes d’image sont ceux qui ne semblent pas avoir de motivation politique, dit-il. Comme par exemple l’envoi de médecins en Italie par l’Albanie, l’un des pays les plus pauvres d’Europe.

Au contraire, l’aide chinoise a suscité la suspicion, alors que Pékin est accusé d’avoir cherché à cacher l’origine de l’épidémie.

Une centaine de projets de vaccins à travers le monde

Selon la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la découverte d’un vaccin est « notre meilleure chance collective de vaincre le virus ».

« Nous devons le développer, le produire et le déployer dans tous les coins du monde, à des prix abordables », a ajouté celle qui est à l’origine d’une conférence des donateurs.

Ce téléthon planétaire organisé en ligne a permis de lever 7,4 milliards d’euros pour financer la recherche sur un vaccin.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) partage la position de la dirigeante européenne, à savoir que seule la découverte d’un vaccin ou d’un remède permettra de mettre fin à la pandémie qui a contraint plusieurs milliards de Terriens à rester enfermés chez eux pendant plusieurs semaines, et qui paralyse l’économie mondiale.

Une centaine de projets de vaccins ont été lancés à travers le monde, dont une dizaine en phase d’essais cliniques, selon la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

En attendant, la vie reprend petit à petit à travers le monde. Dernière annonce en date: la Californie, premier Etat américain à avoir décrété le confinement, va commencer à assouplir certaines mesures à la fin de la semaine, a annoncé lundi le gouverneur Gavin Newsom.

« Des millions de Californiens ont respecté les règles du confinement et, grâce à eux, nous sommes en mesure de commencer à passer à la prochaine étape », a déclaré le gouverneur démocrate, soumis à une pression croissante pour assouplir le confinement et réactiver l’économie de son Etat, cinquième au monde en termes de produit intérieur brut.

Précaution sanitaire contre reprise de l’activité économique: le dilemme est le même partout à travers le monde. Aux Etats-Unis, la pandémie frappe de plein fouet les ouvriers haïtiens de la filière avicole, une main d’oeuvre bon marché mais vitale dans un pays qui redoute une pénurie de viande.

« Chaque jour, je prie Dieu qu’il ne m’arrive rien », dit à l’AFP Tina, employée dans une usine de transformation de volaille à Georgetown, dans le Delaware. « Je voudrais rester chez moi avec mes trois enfants mais je n’ai pas le choix, les factures arrivent de droite et de gauche », explique la jeune femme de 27 ans.

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