Sfax : le bilan s’alourdit |
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Publié le Jeudi 03 Mai 2007 à 13:33 |
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Assarih-Un des blessés a l’issu du drame de la Star’Ac de Sfax a trouvé hier la mort ce qui porte le nombre des victimes à 8 morts et à plus de 30 blessés. Le Temps- La ville de Sfax vit encore sous le choc du drame qu'elle a vécu dimanche soir. Le Gala de la Star Academy, qui était le rêve de milliers de jeunes, s'était transformé brutalement en cauchemar. Tous et toutes déplorent cette tournure.
Ils accusent ... Ils accusent ... « l'organisation manque de professionnalisme. Nous demandons que toute la lumière soit faite autour de ces incidents. Le service d'ordre n'était pas suffisant. Les billets ont été vendus en surnombre. ». Là, c'est le côté des incidents à évaluer et des responsabilités à assumer. Mais, il y a aussi le côté social et humanitaire. Des familles ont perdu leurs enfants et les pleurent encore.
Les parents évoquent avec amertume la catastrophe qu'ils ont subie. Sami Jarraya, le père de Maher et Nada, évoque les souvenirs des derniers moments qu'il a partagés avec sa fille : « C'est une brave fille. Elle est en 3ème année du supérieur en économie et gestion. Elle a trouvé un emploi dans une manufacture de textile pour nous aider à couvrir les frais de l'intervention chirurgicale que sa mère allait subir. » Il poursuit en disant : « C'est son frère, blessé, qui nous a appelés affolé en disant : Au secours papa ! On nous a frappés ... on risque de mourir ! C'est très dur. Mon fils dit : à la montée du Koweïtien Ahmed sur la tribune, un court circuit a éteint un projecteur d'un côté. Un flux de spectateurs a jailli de l'autre. Et, c'était la panique générale.».
Quant à H'souna M'seddi, père de Hana, il évoque les conditions dans lesquelles il a vécu sa recherche de sa fille parmi les victimes : « Je l'ai envoyée au Gala pour récompenser ses efforts dans les études. Elle est très brillante. Je l'ai appelée à 21h et elle était encore dehors. Je lui ai demandé d'être prudente. Au téléphone suivant, c'est la police qui a répondu et qui m'a demandé de venir à l'hôpital. Or, même là, j'étais sans la moindre information jusqu'à une heure du matin. Vous trouvez ça normal ! »
Il est clair que les parents vivent difficilement cette catastrophe. Ils acceptent leur destin mais ils réclament justice. |
Commentaires
Ecrit par daly 07-05-2007 11:18