Caïd-Essebsi : "Tant que je suis là, c’est moi qui dirige le gouvernement" |
| Publié le Lundi 07 Mars 2011 à 20:20 |
Béji Caïd Essebsi vient d’annoncer lors de sa deuxième conférence de presse en quatre jours, que le choix de la composition du gouvernement de transition annoncée ce lundi, s’est fait selon le principe "de la continuité et de l’efficacité, les ministres démissionnaires ont été remplacés par leur secrétaire d’Etat. C’est un gouvernement qui travaillera entre 4 mois et demi et cinq mois, on ne peut pas changer tout le monde, car ils n’auront même pas le temps d’étudier les dossiers". "Il s’agit de gens de qualité, il n’y a pas de raison qu’on en se débarrasse", affirme-t-il avec assurance.Interrogé sur l’absence des ministres politiques du gouvernement, il a réitéré que ceci s’explique par l’engagement sur l’honneur qu’ont pris les membres de ce gouvernement, de ne pas se présenter aux élections, pour donner une crédibilité au scrutin, et pour ne pas reprocher aux ministres d’être à la fois au sein du gouvernement, et de faire leur campagne électorale. "Je ne suis pas contre les ministres politiques, si c’était le cas, je ne serai pas là. Les ministres sont investis d’une mission importante, c’est un travail politique". Le nouveau chef du gouvernement provisoire s’est engagé à tout faire pour ne pas trahir la confiance des participants au Sit-In d’al-Kasbah. "Ils sont partis de leur propre pré, et non par la force, car ils me font confiance et croient que je suis un homme de parole", dit-il en substance en réponse à une question. Le Premier ministre précise que l’assemblée constituante qui sera élue le dimanche 24 juillet sera un organisme souverain, qui sera opérationnel dans les deux à trois jours après son élection. "L’assemblée constituante aura pour rôle d’approuver la constitution. Lorsqu’elle se réunit, elle sera souveraine, elle peut choisir un président, et approuver ou non ce gouvernement. L’assemblée constituante doit se donner le temps en matière d’élaboration de la constitution", souligne-t-il, rappelant que la première assemblée constituante de la Tunisie indépendante a mis trois ans pour approuver l’ancienne constitution, entre sa réunion du 27 mars 1956 et son approbation de la constitution le 1er juin 1959. "La commission est en train de travailler sur l’élaboration de la loi électorale, en vue d’élections transparentes et sans fraude", indique-t-il. Le chef du gouvernement soutient que la priorité de ce gouvernement est de rétablir la sécurité, qui est la clef à même de résoudre tous les problèmes. "La sécurité veut dire faire régner la tranquillité et la sérénité chez les gens, en vue de garantir la stabilité". "Sans sécurité, il n’y aura ni programme politique, ni développement. Idem pour les chantiers économiques, ils ne peuvent être enclenchés que si l’ordre public est rétabli, on ne peut investir que si la situation est clame", ajoute-t-il, rappelant la défaillance sécuritaire qu’a connue le pays, et faisant état d'une amélioration de la situation. Par ailleurs, Béji Caïd-Essebsi explique que les agents du ministère de l’Intérieur qui ont commis des crimes et des infractions, seront poursuivis en vertu de la loi, et d’une manière individuelle. "Nous n’acceptons pas les jugements collectifs, toute personne qui a commis un crime, à l’intérieur ou en dehors de l’appareil de sécurité, sera jugée". Aux dires du Premier ministre, "la justice est indépendante, le rôle du gouvernement est de lui fournir le climat favorable pour qu'elle puisse affirmer son indépendance". Interrogé sur le rôle de l’UGTT lors de cette période transitoire, le Premier ministre rétorque que "l’UGTT est une organisation nationale de première importance qui a participé à la libération et à la construction de l’Etat moderne par ses hommes et ses sacrifices". "Mais un gouvernement qui se respecte, c’est lui qui prend les décisions, cela ne veut pas dire qu’il ne consulte pas. J’ai consulté beaucoup de monde dont l’UGTT, mais cela ne veut pas dire que l’UGTT dirige le gouvernement, tant que je suis là, c’est moi qui dirige le gouvernement avec le Président par intérim", affirme-t-il avec autorité. Au sujet de la situation en Libye, Béji Caïd-Essebsi affirme "les relations de fraternité excellentes et anciennes entre les deux peuples", rappelant "qu’au moment des crises, la plupart des Libyens se dirigent vers la Tunisie, où toutes les régions abritent des cités de Trabelsi, même si ce nom revêt désormais une ambiguïté." "La Libye traverse une situation difficile, mais la Tunisie ne se mêle pas des affaires intérieures des pays voisins", assène-t-il, affirmant que les relations bilatérales doivent revenir au meilleur niveau dans l’intérêt des deux pays. Gnet
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Commentaires
Ecrit par Mado 11-03-2011 10:57
Ecrit par alif 10-03-2011 18:02
Jouini et Chelbi sont d'excellents techiciens,expérimentés,qui ont accumulé une bonne connaissance des grands dossiers et qui disposent de réseaux qui peuvent nous être utiles.
Maintenant qu'ils ont quitté le gouvernement,au seul motif qu'ils ont travaillé pour ZABA(ce qui est légitime au niveau symbolique),la communauté nationale doit pouvoir profiter de leur expérience et,BCE l'a intelligemment compris.
PS Il semble que Chelbi,éminent Ingénieur,n'a jamais eu de carte du RCD
Ecrit par alif 10-03-2011 17:46
Bienvenue à la maison, BCE!
Lorsque je pense que le Pays de Bourguiba a été,pendant 23 ans,sous la coupe d'un ZABA,inculte(il n'aurait jamais ouvert un livre de sa vie),d'une famille misérable à tous points de vue,j'enrage!
Attention cependant à ce qu'il n'y ait pas de nouveau, des Saïda Sassi,des Letaîef... et bien d'autres,aussi incultes les uns que les autres,pour nous sortir un nouveau Zaba!
Vigilance!
Les jeux sont loin,encore, d'être faits!
Ecrit par Erudit 10-03-2011 15:39
Ecrit par tita7 09-03-2011 13:19