Cherche mari désespérément

Publié le Lundi 09 Juillet 2007 à 12:36

Le célibat des filles inquièteLe célibat atteint des proportions inquiétantes. Plus de la moitié des jeunes filles âgées de 25-34ans n’ont pas réussi à dénicher l’âme sœur.

Les premiers résultats d’une enquête MICS, réalisée par l’Office national de la famille et la population (ONFP) conjointement avec le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF) et la Ligue arabe révèle une hausse très forte du célibat féminin. «Plus de 52 % de filles en âge de fertilité (25-34 ans) sont célibataires », souligne le rapport préliminaire de l’enquête présenté samedi dernier lors d’un séminaire dans un hôtel de la capitale en présence de démographes, d’économistes, de sociologues et de décideurs.

Le rapport attire l’attention sur les répercussions fort négatives de cette situation de non-mariage prolongée sur la fertilité et la procréation des femmes. Déjà que l’indice synthétique de fécondité ISF (moyenne d’enfants par femme) est bas chez la femme tunisienne, il est de 1,8 un taux qui assure à peine le renouvellement des générations.

L’institution du mariage qui reste, certes, bien ancrée dans la société tunisienne en ce sens que 80 % des femmes âgées de 35-49 ans vivent en ménage, risque, au regard des mutations culturelles et socio-économiques, de péricliter dans les années à venir. Les chiffres ne peuvent que le confirmer : La proportion des femmes mariées est de 45.9 % seulement chez les dames âgées de 25 à 34 ans. L’enquête a, en effet, dénombré 93.6 % de filles célibataires dans la tranche d’âge 15-24 ans, 52.6 % des 25-34 ans, 14.2 % des 35-49 ans et 3,3 % des 50 ans et plus.

Le recul de l’âge de mariage et le prolongement du célibat ont eu un impact sur la structure des âges des femmes nouvellement mariées, en âge de procréer. La proportion des femmes les moins fertiles est en augmentation considérable aux dépens de celle des femmes les plus fertiles. En 2006, la proportion des femmes, nouvellement mariées, âgées de plus de 34 ans a atteint 64 % alors que ce taux était de 50 % en 1994 (enquête nationale de la santé de la femme et de l’enfant).

La proportion des femmes à forte fertilité est passée, par conséquent, de 40 % à 31 % au cours de cette période. Selon l’enquête, aucune fille ne s’est mariée avant l’âge de 17 ans et 3.5 % d’entre elles, seulement, ont convolé en justes noces avant l’âge de 20 ans. A noter que l’âge légal du mariage en Tunisie est de 18 ans, pour les filles comme pour les garçons.

Quelque 8681 ménages ont été interrogés dans le cadre de cette enquête sur un échantillon de 9600. Ils sont répartis sur les différentes régions du pays : Grand Tunis, Nord-Est, Nord-Ouest, Centre-Est, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Sud-Est et Sud-Ouest.

L’enquête comporte deux autres volets relatifs au suivi de la grossesse et de l’accouchement et à la santé de l’enfant que nous développerons dans nos prochaines éditions.

H.J.
 

Commentaires

 
#8 L\'exemple anglais
Ecrit par JA     17-07-2007 14:46
On vient d'annoncer que le gouvernement anglais va examiner un projet d'incitation fiscale pour encourager le mariage qui ,comme en Tunisie , connait un recul alarmant....
 
 
#7 même avis que JA
Ecrit par kakasa     10-07-2007 18:00
je rejoigne l'avis de JA, l'Etat n'encourage du tout le marriage. En effet depuis des années et sous l'effet des organisations nationales féminimes l'etat ne cesse de promulguer des lois draconiennes, inutil d'en rappeler surtout en cas de divorce. pas mal de jeunes preferent la liberté l'autoresponsabilité que d'etre victime d'une aventure qui va sans doute detruire leur vie par la suite.
rien ne vaut que la celi aujourdhui
 
 
#6 L\'Etat contre le mariage
Ecrit par JA     10-07-2007 13:35
Depuis 1964 , voulant endiguer l'explosion démographique , l'Etat s'est lancé dans une politique dont les répurcussions sur le mariage ont aboutit aujourd'hui à  une situation catastrophique , des centaines de milliers de vieilles filles et de vieux célibataires .
Décrivons un peu cette politique :
- des allocations familiales trés dérisoires
- une indémnité pour salaire unique ridicule
-une exoneration fiscale pour charges familiale symbolique
-à  partir de 16 ans l'enfant qui interrompt ses études n'est plus couvert par l'assurance maladie de ses parents
- des lois sur le divorce de plus en plus draconiènnes pour les hommes ( logement et rente viagère )
Dans ces conditions , on peut dire sans exagérer que la Tunisie est devenu le paradis des célibataires qui gardent tout leur argent et toute leur liberté .
En fin de compte , chez nous c'est un grand privilège que d'être célibataire ......
 
 
#5 Investissement!
Ecrit par khaled     09-07-2007 18:16
Le mariage est devenu un investissement. Il faut un capital pour le faire sinon un crédit sinon on reste célibataire tout simplement. Le mariage coute de nos jours des annèes de travails et de collecte d'argent. Meme si la fille est compréhensible pour la diminution du cout du mariage la mere ne l'est plus. Bonne courage a tous les célibataire dont je fais partie.
 
 
#4 Quel couple pour le futur?
Ecrit par FAàZA SKANDRANI     09-07-2007 18:10
Est-ce que le célibat a pour sources uniquement les questions matérielles? Pour fonder une famille, la jeune fille ainsi que le jeune homme doivent s'entendre, avoir les mêmes valeurs, les mêmes aspirations, partager des responsabilités au sein du foyer :or aujourd'hui le mariage se vide de sa substance :la plupart des jeunes filles et des jeunes gens vivent trop d'une manière individuelle pour pouvoir vivre à  deux !
La vie de couple suppose amour, respect et esprit de sacrifice or aujourd'hui ni la jeune fille ni le jeune homme ne veulent s'encombrer de ces valeurs qui sont pour la plupart des jeunes de pures balivernes!
Il y a quelques années , on se mariait pour construire quelque chose ensemble : les jeunes aujour'hui veulent avoir ce qu'un couple autrefois obtenait 10 à  15 ans après le mariage ...
Il est important aujourd'hui de se préparer aux responsabilités que le mariage implique et si l'on se sait irresponsable ,il vaut mieux rester célibataire! On ne fait alors le malheur de personne!
Un proverbe dit Makhzen maghlouk khir min karya mchouma , qu'on pourrait traduire par "Maison fermée plutà´t que mauvais loyer"!
 
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