Tunisie/Ali Seriati : Grira a organisé le départ de Ben Ali le 14 janvier |
| Publié le Lundi 03 Octobre 2011 à 11:55 |
Dans une interview au journal al-Ousbouï de ce lundi, Ali Sariati, ancien chef de la garde présidentielle, a reconnu avoir envoyé une lette au Général Rachid Ammar, "j’ignorais ce qui se passait dans le pays, j’étais isolé. Je n’ai trouvé devant moi que Général Ammar", dit-il au sujet de cette lettre qui a circulé sur le Net. Ali Seriati déclare avoir expliqué dans cette lettre sa position en tant que militaire, et a évoqué sa coopération et sa coordination avec le Général Ammar depuis le 9 janvier, "il sait très bien que je suis son compagnon de route dans la vie militaire, sans compter d’autres considérations que je dévoilerai au moment opportun, j’ai la certitude aujourd’hui que j’avais raison de penser qu’il y avait quelque chose qui se tramait, les prochains jours nous le diront". Ali Seriati a loué le travail accompli par Sami Sik Salem, en l’absence de son chef hiérarchique. "C’est un travail héroïque et un grand sacrifice, il est parvenu à combler un vide constitutionnel". Il remercie Dieu d’avoir réussi à répondre à la salle d’opération de la grade présidentielle, s’agissant de la demande d’autoriser Mohamed Ghannouchi, Abdallah Kallel et Foued Mebazaâ d’accéder au palais. "J’ai reçu, par la suite, un autre appel téléphonique de la salle d’opérations du palais où on m’annonçait que Mohamed Ghannouchi a été installé en tant que Président en vertu de l’article 56 de la constitution, tout cela grâce à mon deuxième téléphone que je n’ai pas rendu avec mon premier téléphone et mon arme personnelle". "Lors de l’après-midi du 14 janvier, de nombreux appels téléphoniques et communiqués ont afflué vers la salle d’opérations qui ont été dispatchés sur les agents du palais, ce qui a suscité la panique et le désordre compte tenu de la nature de ces communiqués : "un avion qui survole les environs du palais", "deux embarcations à l’approche du palais", "5000 manifestants en direction du palais", a-t-il indiqué en ajoutant : "Par ailleurs, un appel téléphonique du ministre de la Défense donnait l’ordre aux responsables de l’aéroport de se préparer au départ du Président de l’aéroport militaire. Après les investigations, il s’est avéré que de nombreuses communications que j’ai eues avec nombre de responsables ont été supprimées, et j’ignore qui en est derrière. J’ai, néanmoins, la certitude que tous les agents affectés au service des télécommunications, sans exception en ont été dispensés ou mutés". Ali Seriati annonce qu’il va dévoiler des vérités sur le 14 janvier en Tunisie le jour du procès : "je suis sûr aujourd’hui que je suis visé et que les vérités ont été travesties dont mon accusation de complot contre la sécurité du pays. Mais, avec qui et contre qui j’ai comploté ?". "Il est indéniable qu’il existe de nombreuses parties qui ont des intérêts qui ne peuvent-être réalisés qu’avec la condamnation d’Ali Seriati. Pour cette raison, j’insiste que le procès soit public pour que je dise toutes les vérités, notamment sur la manière dont j’ai été arrêté, l’accusation de personnes qui se sont révélées être innocentes et ont été réintégrées dans leurs activités initiales", a-t-il laissé entendre. Et de poursuivre : "on a fait croire que j’étais en fuite pendant trois jours, alors que j’ai été arrêté directement après le décollage de l’avion de l’aéroport al-Aouina après que j’aie refusé de quitter le pays à bord d’un autre avion". "Je suis persuadé qu’il y a une tentative de faire croire au peuple que j’ai été derrière tout ce qui se passait, la preuve est que mon nom ait été lié aux snipers, directement après l’annonce de mon arrestation le 16 janvier. J’ai appris également que le pays a été confronté à des annonces et des alertes fallacieuses pour terroriser le peuple, et ternir mon image". Selon l'ex-chef de la garde présidentielle," l’ancien ministre de la Défense dispose de données erronées de la part d’un ex-directeur général des renseignements militaires, il m’a adressé une accusation et puis a tenté d’en effacer toutes les traces". Gnet
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Commentaires
Ecrit par SDF 10-10-2011 09:56
On prend la cage de l'éléphant du belvédère, on la truffe de micros et de caméras, et on met dedans en vrac, toute la noblesse de zaba, avec quelques flingues.
On diffuse tout ça en live sur internet et chaque soir, on fait un récapitulatif de qui a réglé son compte à qui.
Je suis sûr qu'au bout de quelques jours ils se seront fait justice tous seuls!
En plus, les droits publicitaires seront colossaux!
Ecrit par ??? 04-10-2011 08:10
NDLR
L'article est tiré d'une interview d'Ali Seriati parue hier dans le journal Assabah ousbouï, comme c'est bien mentionné dans l'introduction.
Ecrit par alfalfa 03-10-2011 22:00
Ecrit par LA VERITE 03-10-2011 21:15
Ecrit par TunisiaLover 03-10-2011 13:33