Le collectif « Soumoud » appelle à un congrès national populaire pour le salut

15-12-2020

La collectif Soumoud a lancé un appel pour un congrès national populaire de sauvetage, adressé essentiellement à la société civile, les syndicats, la classe politique, aux indépendants, aux experts et les personnalités nationales. Cette initiative a été annoncée lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 15 décembre 2020 à Tunis.

A cette occasion l’ancien bâtonnier de l’Ordre des Avocats Tunisiens Chawki Tabib, membre de Soumoud, a expliqué les causes qui ont mené au lancement de cet appel urgent.

« Les avis sont unanimes concernant le terrorisme qui est en train de gagner du terrain au sein du parlement. Aussi, l’Etat témoigne d’un effondrement sur tous les niveaux, d’une perturbation des institutions constitutionnelles, en plus des troubles sociaux, et de l’escalade des mouvements de protestation, et la montée du tribalisme. S’y ajoute l’absence de l’autorité, et la crise du secteur de la justice en grève depuis plus qu’un mois ».

 « Tous ces facteurs ont poussés le collectif Soumoud à  appeler au dialogue national, comme étant la seule issue qui a sauvé le pays auparavant au temps de la Troïka », a souligné l’ancien président de l’instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC).

Le collectif Soumoud, appelle la société civile à jouer le rôle de dirigeant de ce congrès national de sauvetage, à travers ses représentants régionaux  venant de tous les gouvernorats du pays.  Pour justifier ce choix, Chawki Tabib a indiqué qu’actuellement la société civile a fait preuve d’impartialité par rapport aux partis politiques. « Elle serait donc la meilleure alternative pour appliquer une approche participative qui implique des jeunes venant de toutes les régions du pays, afin de mettre en place une stratégie de sauvetage au plus tard le printemps prochain », a-t-il ajouté.

D’autre part, l’ancien bâtonnier de l’Ordre des Avocats Tunisiens, Mohamed Fadhel Mahfoudh, membre aussi de Soumoud, a révélé que parmi les objectifs de ce congrès, il y a l’amendement de la loi électorale. « La crise est de plus en plus aigüe, à cause des lois qui régissent le seuil électorale, et le financement des campagnes électorales, ayant conduit à l’effritement du parlement », a-t-il souligné.

« Il existe une pléthore de personnalités publics qui pourraient soutenir notre initiative et participer aux projets de réforme du système de gouvernance en vue d’améliorer le mode de développement en partenariat avec les autorités», a assuré Mohamed Fadhel Mahfoudh.

Par la même occasion, Samir Cheffi le secrétaire général adjoint de l’UGTT, a confirmé dans son intervention, qu’il soutient ce congrès national pour un dialogue populaire. Pour lui, il serait un moyen efficace pour stopper l’hémorragie.

« C’est notre devoir de lutter contre les forces obscures qui soutiennent le terrorisme, et qui n’adhèrent pas aux valeurs de la République Tunisienne. Il faut protéger les acquis de l’Etat civil, du projet social que certaines parties souhaitent instaurer au pays », appelle-t-il.

Emna Bhira

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