Affaire des passeports falsifiés : le procès Bhiri et Jebali renvoyé au 5 mai, plusieurs accusés absents
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme a accédé à la demande de la défense et reporté l’examen du dossier. Noureddine Bhiri a refusé de comparaître, tandis que Mouadh Ghannouchi figure parmi les accusés en fuite.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès du tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce mardi matin 24 mars 2026, de reporter au 5 mai prochain l’examen de l’affaire relative à la falsification de passeports tunisiens et à l’octroi de la nationalité à des étrangers recherchés dans des dossiers de terrorisme, en réponse à une demande formulée par la défense.
L’audience s’est tenue dans un contexte marqué par plusieurs absences notables. L’ancien ministre de la Justice et dirigeant du mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, n’a pas été conduit au tribunal et a refusé de comparaître. L’ancien cadre sécuritaire Fathi Baldi était également absent. Le tribunal a par ailleurs signalé que plusieurs accusés sont en fuite, parmi lesquels Mouadh Ghannouchi, fils du président du mouvement Ennahdha. En revanche, l’ancien chef du gouvernement Hamadi Jebali et quatre autres accusés comparaissant en liberté étaient présents à l’audience.
Pour rappel, la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de terrorisme auprès de la cour d’appel avait précédemment ordonné le renvoi en jugement de Noureddine Bhiri et d’un ancien cadre sécuritaire en état de détention, ainsi que d’autres accusés comparaissant libres, dont Hamadi Jebali, et de plusieurs autres en fuite, dont Mouadh Ghannouchi et des ressortissants étrangers. Les prévenus sont poursuivis pour des soupçons de falsification de passeports tunisiens et de documents de nationalité remis à des étrangers.