Affaire Epstein : le ministère de la Justice américain promet de réexaminer des documents mentionnant Donald Trump

26-02-2026

Le ministère américain de la Justice s’est engagé, jeudi 26 février, à réexaminer plusieurs documents liés à l’affaire Epstein, après des accusations selon lesquelles certains fichiers évoquant Donald Trump n’auraient pas été rendus publics.

Dans un communiqué, le Département de la Justice des États-Unis a indiqué procéder à une nouvelle vérification des documents concernés. L’institution a précisé que tout fichier jugé mal classé et répondant aux critères de divulgation fixés par la loi serait publié.

Cette démarche intervient dans un climat de pressions croissantes en faveur de davantage de transparence, après des révélations de la radio publique NPR affirmant que des documents mentionnant l’ancien président américain auraient été retirés de la base de données publique consacrée à Jeffrey Epstein, décédé en prison en 2019 avant son procès.

Accusations politiques et échanges tendus

Des élus démocrates de la commission de supervision de la Chambre des représentants ont dénoncé une possible dissimulation, évoquant « une opération de dissimulation gouvernementale majeure » et exigeant des explications.

En réponse, le ministère de la Justice a rejeté ces accusations, appelant les responsables politiques à ne pas « induire le public en erreur ». Les autorités ont assuré qu’aucun document n’avait été supprimé, précisant que seuls des doublons, des éléments soumis à des restrictions légales de publication ou relevant d’enquêtes fédérales en cours n’avaient pas été divulgués.

Le département est actuellement dirigé par Pam Bondi, proche du camp républicain, ce qui a contribué à politiser davantage le débat autour du dossier.

Des interrogatoires du FBI au cœur de la controverse

Selon le quotidien The New York Times, certains documents non publiés incluraient des notes du FBI résumant des interrogatoires menés en 2019 après l’arrestation d’Epstein. Une femme ayant témoigné à cette époque affirmait avoir été agressée sexuellement lorsqu’elle était mineure, mettant en cause Epstein et Donald Trump.

D’après le journal, sur quatre résumés d’interrogatoires réalisés, un seul – mentionnant exclusivement Epstein – aurait été rendu public.

Les élus démocrates affirment, de leur côté, que leurs investigations récentes suggèrent que certaines déclarations recueillies par le FBI pourraient avoir été retenues illégalement.

Une affaire toujours sensible

Fin janvier, le ministère de la Justice avait déjà publié plus de trois millions de pages partiellement expurgées du dossier Epstein, estimant répondre ainsi aux obligations de transparence imposées par une loi adoptée par le Congrès.

Plusieurs victimes dénoncent toutefois l’ampleur des passages caviardés et l’absence de poursuites contre certains complices présumés du financier.

Donald Trump, qui a évolué un temps dans les mêmes cercles qu’Epstein, a toujours nié avoir eu connaissance des activités criminelles de ce dernier et affirme avoir coupé tout lien avec lui bien avant ses démêlés judiciaires.