Analyse : L’argent fera-t-il le bonheur du football libyen ?

27-08-2026

L’économie du football traverse une vraie mutation depuis quelques saisons, quand l’attractivité saoudienne a commencé à défier ouvertement l’élite européenne.

Selon les données récoltées par The Touchline, Al Nassr domine le classement mondial avec 494,2 millions de dollars de masse salariale annuelle, devançant le Real Madrid avec 491,9 millions de dollars et l’Al Hilal avec 433,7 millions de dollars. Voici le reste du top 10.

4 : Manchester City : 384,3 

5 : Bayern Munich : 350,1

6 : Arsenal : 318.9

7 : FC Barcelone : 306,3

8 : Paris Saint-Germain : 299,7

9 : Liverpool : 294,8

10 : Manchester United : 260,2

Deux modèles différents 

Cette cartographie financière illustre deux modèles distincts. La Saudi Pro League (Ou Roshn League) concentre la plus grande part de ses ressources sur quelques hyper salaires accordés à des figures internationales avec Cristiano Ronaldo au sommet, tandis que les clubs européens répartissent leurs charges de manière plus équilibrée sur l’ensemble de leurs effectifs.

La libye entre puissance économique et défaillances structurelles

Face à ces mouvements mondiaux, les investissements massifs récents, réalisés par les clubs libyens comme Al Ittihad, Al Ahly ou encore Al Swehli (potentiel futur adversaire de l’Espérance), ne sont pas passés inaperçus et alimentent les comparaisons avec l’Arabie Saoudite à l’échelle africaine.

Financés par des fonds de reconstruction régionaux pour faire du football un levier d’attractivité, ces clubs parviennent désormais à offrir des salaires record et à attirer des les joueurs les plus côtés du continent.

Néanmoins, la Libye peine à structurer un projet d’une ampleur comparable au modèle saoudien. Contrairement à la Roshn League, adossée au fonds souverain PIF, le football libyen doit faire face à l’instabilité politique, aux inégalités de l’infrastructure et au cadre institutionnel encore fragile.

La Libye dispose des moyens pour devenir un acteur perturbateur sur le marché des transferts en Afrique mais, pour le moment, elle manque encore d’exposition médiatique et de garanties structurelles pour vraiment devenir le nouvel épicentre économique du football africain.