Barrages de Jendouba : un vaste programme de réhabilitation pour renforcer les réserves d’eau

20-07-2026

Dans le but d’accroître la capacité de stockage des eaux dans les barrages, des chantiers de maintenance et de réhabilitation vont bientôt démarrer sur trois ouvrages du gouvernorat de Jendouba, pour une enveloppe budgétaire dépassant 45 millions de dinars.

Ces projets, actuellement en phase d’appel d’offres, concernent le barrage de Zitouna, situé à Hammam Bourguiba dans la délégation d’Aïn Draham, dont le chantier s’étendra sur 360 jours, celui de Bouzaaroura, dans la délégation de Fernana, prévu sur une durée équivalente, ainsi que le barrage de Louh, implanté à Aouadhia dans la délégation de Balta Bouaouane, dont les travaux s’échelonneront sur 240 jours.

Un gouvernorat au cœur des réserves hydriques nationales

Jendouba représente aujourd’hui le principal château d’eau de la Tunisie. Quatre grands barrages y assurent un rôle déterminant, tant pour l’alimentation en eau potable de plusieurs régions que pour l’irrigation d’importantes surfaces agricoles : celui de Beni Mtir, capable de retenir 73 millions de mètres cubes, celui de Bouhertma, avec 145 millions de m³, celui de Barbra, totalisant 80 millions de m³, ainsi que celui de Zarga, d’une capacité de 69 millions de m³.

Édifié entre 1946 et 1953 sur l’oued Ellil, au sud-ouest d’Aïn Draham dans la délégation de Fernana, le barrage de Beni Mtir compte parmi les plus vieux ouvrages du pays. Ses eaux, considérées comme les plus pures de Tunisie, servent à la fois à l’alimentation en eau potable, à l’irrigation et à la production d’électricité d’origine hydraulique.

Bâti sur l’oued qui porte son nom, le barrage de Bouhertma occupe une position stratégique pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation des terres agricoles de la région, qui s’étendent sur près de 40 000 hectares. De son côté, l’ouvrage de Barbra, érigé entre la zone de Jwaouda à Fernana et Hammam Bourguiba, participe au renforcement et au transfert des ressources en eau, tandis que celui de Zarga, dans la délégation de Tabarka, constitue un chaînon indispensable du réseau d’alimentation en eau du nord-ouest tunisien.

Pour mémoire, les travaux de surélévation du barrage de Bouhertma se sont achevés l’an dernier dans le gouvernorat, permettant de faire passer sa capacité de stockage de 112 à 145 millions de m³ — un gain de 33 millions de m³. Ce chantier, d’un coût de 91 millions de dinars, avait pour principal objectif de consolider la sécurité hydrique et alimentaire de la région, tout en améliorant les dispositifs d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation.