BCE devant le CSN : « D’ici le 04 avril, ne comptez plus sur moi pour proroger l’état d’urgence »

11-03-2019

Le président Béji Caïd Essebsi a salué ce lundi 11 Mars, lors de la réunion du conseil de sécurité nationale à Carthage, le ministre de la Santé qui a présenté sa démission suite au décès de onze nourrissons au centre de maternité et de néonatologie de la Rabta.

"Bien qu’il n’ait pas de responsabilité directe, le ministre a démissionné, et a créé ainsi un climat positif ayant permis de désamorcer la tension", a souligné le chef de l’Etat, estimant que sa "position émane de celui qui a le sens de l’Etat".

BCE a, par ailleurs, déploré que le projet de loi sur l’état d’urgence qui a été entériné par le gouvernement et soumis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) n’a pas été encore voté. Le décret de 1978, sur la base duquel, l’état d’urgence est en train d’être prolongé est anticonstitutionnel, a-t-il affirmé, selon une vidéo mise en ligne, soulignant avoir adressé une correspondance au chef du gouvernement et au président de l’Assemblée, pour leur dire son intention "de ne plus proroger l’état d’urgence en fonction de ce texte, tant qu’il y a une transgression de la constitution".

"D’ici le 04 avril prochain, ne comptez plus sur moi à ce sujet", qui devra rester, selon ses dires, entre le chef du gouvernement et le président de l’ARP.

BCE a encore souligné que l’affaire de l’organisation secrète requiert que l’on prenne une position sans s’ériger en instance parallèle à la justice.

Gnet

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