« C’est nous qui déciderons » : l’Iran défie Trump et rejette toute capitulation

10-03-2026

Le président américain s’est voulu rassurant sur l’issue du conflit, tout en brandissant de nouvelles menaces contre l’Iran. Dans la nuit, des explosions ont retenti dans la capitale iranienne.

Donald Trump a pris la parole pour affirmer que la guerre contre l’Iran allait « se terminer bientôt ». Sans fixer d’échéance précise, le président américain a soutenu que le conflit était « bien en avance » sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait lui-même évoqué précédemment.

Trump joue sur deux tableaux

Sur le front économique, Trump a annoncé la levée partielle de certaines sanctions pétrolières pour des pays qu’il n’a pas nommés, dans le but déclaré de « réduire les prix » alors que le baril avait bondi de près de 30 % en quelques heures lundi. Cette seule annonce a suffi à faire retomber la fièvre sur les marchés.

Mais le ton est resté menaçant envers Téhéran. Le président américain a averti qu’il frapperait l’Iran « beaucoup plus fort » si ce dernier tentait de « prendre le monde en otage » en bloquant le détroit d’Ormuz, verrou stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial.

Les Gardiens de la révolution iraniens ont répondu avec fermeté. « C’est nous qui déciderons de la fin de la guerre », ont-ils affirmé dans un communiqué, ajoutant que « l’équation et le futur statut de la région sont désormais entre les mains de nos forces armées ».

Téhéran frappée dans la nuit

Sur le terrain, l’armée israélienne a annoncé lundi soir avoir lancé une vague de frappes « de grande ampleur » sur Téhéran. Une puissante explosion a retenti dans la nuit dans la capitale iranienne, survolée par des avions militaires, suivie de plusieurs autres détonations en provenance de l’est de la ville.

Par ailleurs, l’armée américaine a indiqué avoir frappé plus de 5 000 cibles depuis le début du conflit, il y a dix jours, dont plus de 50 navires.

La région sous pression

L’embrasement continue de s’étendre. À Bahreïn, une attaque iranienne a visé un immeuble résidentiel de la capitale Manama, faisant un mort et plusieurs blessés. Dans le Kurdistan irakien, le consulat général des Émirats arabes unis a été touché par un drone, causant des dégâts matériels sans faire de victimes, selon le ministère émirati des Affaires étrangères.

Plus au nord, la Syrie a dénoncé des tirs d’artillerie du Hezbollah vers son territoire. L’armée syrienne a indiqué surveiller des mouvements de renforts du mouvement chiite à la frontière libano-syrienne.

Gnetnews