Conflit au Moyen-Orient : l’Europe appelle à la désescalade, la France prête à défendre ses alliés du Golfe
Alors que le conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran entre dans son troisième jour, les capitales européennes multiplient les déclarations pour tenter d’éviter un embrasement régional.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé lundi à travailler « sans relâche » pour éviter une « propagation » du conflit, condamnant les frappes iraniennes contre une raffinerie saoudienne et la base aérienne britannique d’Akrotiri à Chypre. Sur ce dernier point, elle a tenu à réaffirmer la solidarité de l’UE avec ses États membres face à toute menace.
Du côté de Paris, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a durci le ton. La France se dit désormais « prête à participer » à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, conformément aux accords de défense qui la lient à ses partenaires et au principe de légitime défense collective. Sur le front libanais, Barrot a estimé que le Hezbollah avait « commis une faute » en rejoignant le conflit, appelant le mouvement armé à mettre immédiatement fin à ses opérations.
Au sein de l’UE, les positions restent néanmoins divisées : si la plupart des États membres ont condamné les représailles iraniennes, seul le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a ouvertement critiqué les frappes américano-israéliennes. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont pour leur part précisé n’avoir pris aucune part à l’opération militaire, tout en appelant à un retour à la table des négociations.
Sur le terrain, le Croissant-Rouge iranien fait état de 555 morts depuis le début des frappes, réparties dans 131 villes à travers le pays.
Gnetnews