Journée de la Terre : la Tunisie réaffirme son soutien indéfectible au peuple palestinien
À l’occasion du cinquantième anniversaire de la Journée de la Terre, le ministère tunisien des Affaires étrangères a publié ce lundi une déclaration solennelle réaffirmant le soutien de la Tunisie à la cause palestinienne et dénonçant la politique menée par Israël dans les territoires occupés.
Un symbole de résilience
Commémorée chaque 30 mars, la Journée de la Terre constitue pour le peuple palestinien un symbole fort de résistance et d’attachement à la terre. La Tunisie a tenu à marquer avec solennité ce cinquantième anniversaire, saluant ce qu’elle qualifie de « combat continu » du peuple palestinien pour défendre ses terres et ses lieux saints face aux politiques israéliennes d’occupation.
Inquiétudes face à la situation à Gaza
Le ministère a exprimé sa vive préoccupation quant à la situation humanitaire dans la bande de Gaza, dénonçant ce qu’il décrit comme des violations de l’accord de cessez-le-feu par Israël. Tunis pointe notamment la fermeture des points de passage, le blocage de l’aide humanitaire et les restrictions imposées à la circulation des personnes, autant de mesures qui, selon la déclaration, ont aggravé la catastrophe humanitaire que vivent les habitants du territoire.
La colonisation en Cisjordanie dans le viseur
La Tunisie a également dénoncé la poursuite des politiques d’annexion israéliennes en Cisjordanie occupée, et notamment les plans d’enregistrement de terres palestiniennes au nom de l’État israélien. Ces mesures, qualifiées de violation flagrante du droit international, visent selon Tunis à élargir la colonisation et à imposer unilatéralement une souveraineté de fait sur le territoire palestinien.
Un soutien « inconditionnel »
Face à ce qu’elle décrit comme « le silence suspect et honteux de la communauté internationale », la Tunisie a tenu à réaffirmer son soutien « inconditionnel » au peuple palestinien. La déclaration confirme la position constante de Tunis en faveur du droit des Palestiniens à l’autodétermination et à l’établissement d’un État indépendant sur l’ensemble du territoire palestinien, avec Jérusalem pour capitale.