Lionel Messi : Le jour où le destin a refusé le point final

01-09-2026

« Je me retire de l’équipe nationale. J’ai tout fait pour gagner avec la Seleccion, mais je n’y suis pas parvenu ».

Nous sommes le 27 juin 2016. Leo Messi a 29 ans lorsqu’il prononce ces mots. Il vient de perdre, durant l’épreuve des tirs au but, la finale de la Copa America face au Chili au Metlife Stadium de New York. Deux ans plus tôt, c’était l’atroce déchirement au Maracana en finale de la coupe du monde face à l’Allemagne.

« C’est facile de jouer avec le Barça. Diego, lui, ne nous aurait jamais abandonnés ». Les critiques des supporters de l’Albiceleste étaient impitoyables. Leo, écrasé sous le poids de devoir devenir Maradona. Leo qui vomissait sur la pelouse. Leo investi du devoir suprême de gagner et tout emporter sur son passage. Leo qui, sous le maillot de la Seleccion, devenait beaucoup plus humain.

Jamais il s’était senti à ce point remis en question. Jusqu’à ce que le sélectionneur Bauza ensuite Mascherano réalisent l’impossible : lui détourner d’une idée qui l’aurait privé de la plus belle des joies de sa carrière.

« Je te convoque de toute façon », lui lança Bauza. Dans la foulée, la Pulce demande à Mascherano : « Je fais quoi maintenant ? ». Question inutile. Au fond de lui, il savait qu’il voulait reprendre la plume pour écrire les plus grands chapitres d’une carrière extraordinaire.

Et ainsi fût. Il a d’abord soulevé la Copa America sur les terres du Brésil. Et il est ensuite monté sur le toit de la planète, à Doha, brandissant le trophée du Mondial 2022 et s’offrant aussi une douce-amère passerelle d’adieu avec la finale de 2026.

Amoureux de football. Fermons les yeux un instant et imaginons si Messi avait scellé sa carrière internationale en 2016. Mais, par bonheur, le destin en a décidé autrement.