Moyen-Orient : le conflit entre dans son 13e jour sous le signe de l’escalade

12-03-2026

Les échanges de frappes entre l’Iran, Israël et les États-Unis se sont encore intensifiés dans la nuit de mercredi à jeudi, tandis que Trump affirme que l’Iran est « proche de la défaite » et que la communauté internationale s’alarme des conséquences humanitaires et économiques.

Nuit de mercredi à jeudi : frappes sans précédent

L’Iran et le Hezbollah ont mené dans la nuit du mercredi 11 mars une opération conjointe décrite comme un « feu continu de cinq heures » visant plus de 50 cibles sur le territoire israélien, combinant missiles des Gardiens de la Révolution et drones et missiles du Hezbollah.

Des explosions ont été entendues ce jeudi matin au-dessus de Jérusalem après que l’armée israélienne a identifié des missiles lancés depuis l’Iran et déclenché ses systèmes de défense antiaérienne. Des détonations ont également retenti dans le centre de Dubaï, alors que Téhéran continue de cibler les pays du Golfe.

Téhéran élargit ses cibles

L’armée iranienne a déclaré vouloir désormais s’en prendre aux « centres économiques et aux banques » dans le Golfe. L’agence Tasnim a de son côté diffusé une liste de « futures cibles » incluant les infrastructures régionales des géants technologiques américains Amazon, Google, Microsoft, IBM, Oracle et Nvidia.

Trump : « L’Iran est proche de la défaite »

Donald Trump a affirmé mercredi que l’Iran était « proche de la défaite », tout en avertissant que les États-Unis disposaient de la capacité de rendre toute reconstruction du pays « presque impossible ». La première semaine de guerre a déjà coûté plus de 11,3 milliards de dollars aux États-Unis, selon un briefing du Pentagone aux membres du Congrès cité par le New York Times.

Beyrouth de nouveau sous les bombes

Une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth a fait au moins sept morts. Emmanuel Macron a appelé Israël à la désescalade et lui a demandé de renoncer à son offensive terrestre au Liban.

Le pétrole mondial sous pression

Les États-Unis vont libérer 172 millions de barils de pétrole de leur réserve stratégique dans le cadre d’un effort coordonné avec l’Agence internationale de l’énergie, afin de contenir la flambée des prix. Depuis le début du conflit, le cours du baril de WTI a bondi de plus de 20 dollars.

Une crise humanitaire qui s’étend

Selon l’OMS, le conflit touche désormais au moins 16 pays. Près de 1 000 morts ont été signalés en Iran, auxquels s’ajoutent des dizaines de victimes au Liban, en Israël et dans les États du Golfe. Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres a appelé à « une fin rapide du conflit et un retour au dialogue ».

La diplomatie internationale mobilisée

Le G7 s’est accordé sur une coordination visant à restaurer la liberté de navigation au Moyen-Orient. Le Conseil de sécurité de l’ONU a exigé la « cessation immédiate » des attaques iraniennes contre les pays du Golfe. À Paris, le gouvernement français réunit les responsables politiques pour les informer du positionnement de la France face au conflit.

Gnetnews