Moyen-Orient : le conflit s’embrase, l’Iran riposte avec une intensité inédite
Au 13e jour d’une guerre ouverte déclenchée le 28 février, les échanges de frappes entre l’Iran, Israël et les États-Unis ont atteint dans la nuit de mardi à mercredi une nouvelle intensité, tandis que la communauté internationale s’alarme des répercussions humanitaires et économiques.
Une nuit de frappes sans précédent
L’Iran a mené, dans la nuit de mardi à mercredi, des frappes aériennes de grande ampleur sur des cibles américaines et israéliennes. Cette salve de missiles, qualifiée par Téhéran de « la plus violente et la plus lourde depuis le début de la guerre », a duré trois heures et a ciblé le sud de Tel-Aviv, l’ouest de Jérusalem et Haïfa en Israël, ainsi que des installations américaines au Kurdistan irakien et la base navale de la Ve Flotte à Bahreïn.
En réponse, l’armée israélienne a annoncé avoir lancé une nouvelle vague de frappes sur des cibles du régime iranien à Téhéran, peu après que des déflagrations ont été entendues dans la capitale par des journalistes présents sur place.
Le Liban de nouveau sous les bombes
Israël a également conduit, tôt mercredi, de nouvelles frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, visant selon l’armée israélienne des infrastructures du Hezbollah. L’agence officielle libanaise ANI a fait état d’un raid d’une rare violence, et des images en direct ont montré d’importantes colonnes de fumée s’élevant des zones touchées.
Le Golfe sous tension, l’Arabie saoudite en alerte
Le ministère de la Défense saoudien a indiqué avoir neutralisé deux drones se dirigeant vers le champ pétrolier de Shaybah, dans l’est du pays, et intercepté sept missiles balistiques, dont six tirés en direction de la base aérienne Prince Sultan, qui abrite des soldats américains.
Trump menace, l’armée américaine agit
Donald Trump a averti que l’Iran s’exposerait à des conséquences militaires sans précédent en cas de pose de mines dans le détroit d’Ormuz. Peu après, l’armée américaine a annoncé avoir détruit 16 embarcations iraniennes poseurs de mines à proximité du détroit.
Le pétrole mondial sous pression
Face à la flambée des prix du brut provoquée par le conflit, l’Agence internationale de l’énergie s’apprête à proposer le plus important déblocage de réserves pétrolières de son histoire, dépassant les 182 millions de barils mis sur le marché en 2022 lors de l’invasion de l’Ukraine.
La diplomatie se mobilise
Emmanuel Macron doit tenir en visioconférence, mercredi à 15 heures, une réunion des dirigeants du G7 consacrée aux conséquences économiques du conflit, en particulier à la situation énergétique et aux mesures pour en atténuer les effets. À Paris, le ministre de la Défense Sébastien Lecornu réunit pour sa part les responsables des partis politiques pour les informer de la position de la France face à la crise.
Un bilan humanitaire alarmant
Selon l’Organisation mondiale de la santé, le conflit affecte désormais au moins 16 pays. Près de 1 000 morts ont été signalés en Iran, auxquels s’ajoutent des dizaines de victimes au Liban, en Israël et dans plusieurs États du Golfe. L’ONU a averti que les retombées humanitaires de cette escalade sont « de plus en plus redoutables », tandis que des milliers de personnes fuient les zones de combat vers les pays voisins.
Gnetnews