Moyen-Orient : l’Iran pose ses conditions, Netanyahu promet de « continuer d’écraser » Téhéran
Plus d’un mois après le début du conflit, les positions restent diamétralement opposées malgré des ouvertures diplomatiques. La guerre continue de faire des milliers de morts et d’ébranler l’économie mondiale.
Le conflit qui oppose Israël et les États-Unis à l’Iran ne montre aucun signe d’apaisement. Ce mardi 31 mars, alors que Téhéran affichait une volonté de négocier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rejetait tout cessez-le-feu, réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations militaires.
Téhéran tend la main, mais pose des conditions
Le président iranien Massoud Pezeshkian s’est dit prêt à mettre fin aux hostilités, sous réserve de la réunion de plusieurs « conditions essentielles » : des garanties suffisantes pour prévenir tout renouvellement de l’agression, le versement de compensations financières et un arrêt des combats sur l’ensemble des fronts. Des exigences que Tel-Aviv a balayées d’emblée.
Netanyahu : « La campagne n’est pas terminée »
Dans une allocution télévisée, Benjamin Netanyahu a exclu toute concession. « La campagne n’est pas terminée. Nous allons continuer d’écraser le régime terroriste, renforcer les zones de sécurité autour de nous et atteindre nos objectifs », a-t-il martelé. Déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne, la guerre a notamment coûté la vie, dès son premier jour, au guide suprême Ali Khamenei et au chef des Gardiens de la Révolution Mohammad Pakpour.
Les Gardiens de la Révolution menacent les géants américains de la tech
La journée a par ailleurs été marquée par une escalade verbale de la part des Gardiens de la Révolution. Dans un communiqué, l’armée idéologique de la République islamique a dressé une liste de dix-huit entreprises américaines — parmi lesquelles Google, Apple, Meta et Tesla — les accusant d’ « espionnage » et menaçant de détruire leurs installations dans la région en représailles à tout nouvel « assassinat » de responsables iraniens.
Des marchés divisés entre espoir et inquiétude
Sur le plan économique, les déclarations iraniennes ont suffi à doper les marchés financiers : la Bourse de New York a clôturé en hausse de 2,49 %. Mais l’optimisme des investisseurs tranche avec la réalité des marchés de l’énergie : les cours des hydrocarbures demeurent à des niveaux très élevés, et le prix de l’essence a atteint 4 dollars le gallon aux États-Unis, ravivant les craintes inflationnistes.
Pendant ce temps, les frappes se poursuivent sur le territoire iranien, et le conflit, qui a déjà fait des milliers de morts, continue d’ébranler les équilibres économiques et géopolitiques mondiaux.