Moyen-Orient : Trump menace de détruire l’Iran « en une seule nuit », Téhéran promet une riposte majeure

07-04-2026

Au 40e jour de guerre, l’ultimatum américain fixé à mardi 20h fait basculer le conflit dans une nouvelle phase critique

La guerre au Moyen-Orient franchit ce mardi un nouveau seuil d’intensité, entre ultimatum américain à échéance imminente, promesses de représailles iraniennes et pourparlers diplomatiques qui semblent tourner à vide malgré la médiation pakistanaise.

Trump brandit la menace de l’anéantissement

Lors d’une conférence de presse tenue lundi soir depuis le Bureau ovale, Donald Trump a durci de manière spectaculaire son discours à l’égard de Téhéran. Le président américain a averti que l’Iran pourrait être détruit « en une seule nuit Â» si le régime n’acceptait pas un accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz avant mardi 20h, heure de Washington. Sans chercher à tempérer ses propos, Trump a également affirmé qu’il ne s’ « inquiétait pas Â» de commettre des crimes de guerre en bombardant des infrastructures civiles iraniennes, notamment des centrales électriques — une déclaration qui a suscité une vive réaction internationale.

Le président est par ailleurs revenu sur l’opération de sauvetage du week-end, qualifiée d’ « historique Â», révélant que 200 soldats américains avaient été déployés pour récupérer un seul membre d’équipage du F-15 abattu vendredi dans le sud-ouest de l’Iran.

Téhéran défie l’ultimatum et promet des représailles

La réponse iranienne n’a pas tardé. Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement des forces armées iraniennes, a balayé la « rhétorique arrogante Â» de Trump, affirmant qu’elle n’avait « pas d’effet Â» sur les opérations de l’armée iranienne. Plus grave encore, les Gardiens de la Révolution ont promis une « riposte majeure Â» après l’élimination, lundi, de leur chef du renseignement Majid Khademi, tué dans une frappe israélienne.

Sur le plan diplomatique, l’Iran a transmis sa réponse au Pakistan, pays médiateur, rejetant le principe d’un cessez-le-feu tout en plaidant, selon l’agence officielle IRNA, pour « une fin définitive de la guerre Â» — une nuance sémantique qui ne laisse guère de place à une trêve rapide.

Explosions à Téhéran, missiles interceptés

Sur le terrain, la nuit de lundi à mardi a été marquée par plusieurs explosions entendues à Téhéran et dans sa périphérie, dont l’origine n’a pas été immédiatement précisée. Israël et l’Arabie saoudite ont de leur côté annoncé avoir intercepté plusieurs missiles iraniens, témoignant de la persistance des échanges de feux sur l’ensemble de l’arc régional.

Alors que l’ultimatum de Donald Trump expire ce soir et que les négociations achoppent, la communauté internationale retient son souffle face au risque d’une escalade militaire sans précédent dans la région.