Saïed réunit le gouvernement autour des défis économiques et sociaux : « Les promesses sont faites pour être tenues »
Le président de la République a présidé dimanche au Palais de Carthage une réunion consacrée notamment à l’application des revalorisations salariales prévues par la loi de finances 2026, tout en adressant un avertissement ferme aux responsables défaillants.
Le président de la République Kaïs Saïed a présidé, dimanche 23 mars au Palais de Carthage, une réunion réunissant la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri, la ministre des Finances Michket Slama Khaldi, le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh et le ministre des Affaires sociales Issam Lahmar.
Un héritage lourd, une volonté intacte
D’emblée, le chef de l’État a tenu à situer le contexte : la Tunisie fait face à de nombreux défis économiques et sociaux, aggravés par ce qu’il a qualifié de choix passés relevant « du crime », par des détournements de fonds et par des réseaux de corruption qui se croient au-dessus des lois. Saïed a averti que ces réseaux, bien qu’actifs, sont « démasqués par le peuple » qui a déjoué leurs manÅ“uvres, et que la reddition de comptes qu’exige la population finira par s’imposer.
Hausses de salaires et retraites au cœur des débats
L’ordre du jour a porté notamment sur l’application de l’article 15 de la loi de finances 2026, qui prévoit une revalorisation des salaires et traitements dans les secteurs public et privé pour les années 2026, 2027 et 2028, une mesure qui s’étend également aux pensions de retraite.
Un message fort aux chômeurs de longue durée
Le président a également évoqué la situation des personnes en chômage prolongé, affirmant que la volonté de leur trouver des solutions équitables est « inébranlable ». Il a appelé chaque responsable à s’imprégner de leurs souffrances, à lever les obstacles administratifs et, surtout, à se mettre à leur place.
Un avertissement aux responsables défaillants
Kaïs Saïed a conclu la réunion en affirmant que plusieurs lignes de financement ont été mobilisées, et en martelant que les engagements pris seront honorés : « Les promesses sont faites pour être tenues, il n’est pas question de vendre des illusions. » Il a averti que les résultats attendus viendront non pas de déclarations, mais de travail concret dans tous les secteurs et toutes les régions. Tout responsable qui ne ressentirait pas les souffrances des citoyens ou qui se déroberait à ses responsabilités, quelle que soit sa fonction, devra en répondre.