Sécurité routière : 303 morts depuis janvier, en hausse de 7,83% malgré une baisse des accidents
La vitesse, première cause de mortalité sur les routes tunisiennes en 2026
 L’Observatoire national de la sécurité routière a publié son bilan arrêté au dimanche 5 avril 2026, révélant une hausse préoccupante du nombre de tués sur les routes tunisiennes depuis le début de l’année, malgré une diminution globale du nombre d’accidents et de blessés.
303 morts en trois mois, soit 22 de plus qu’en 2025
Depuis le 1er janvier et jusqu’au 5 avril 2026, les routes tunisiennes ont enregistré 303 décès, contre 281 à la même période l’an dernier, soit une augmentation de 7,83%. Cette hausse de la mortalité contraste avec une tendance encourageante sur le volume global des accidents, en recul de 30,23% avec 1 034 accidents recensés contre 1 482 en 2025, et une baisse du nombre de blessés de 29,30%, passant de 1 911 à 1 351 victimes.
La seule journée du dimanche 5 avril a enregistré 6 accidents, faisant 4 morts et 10 blessés.
La vitesse, première tueuse sur les routes
Si la distraction et l’inattention arrivent en tête du nombre d’accidents avec 271 sinistres (26,21%), suivies par la vitesse excessive avec 245 accidents (23,69%), les coupes de route (113 accidents, 10,93%) et le non-respect de la priorité (91 accidents, 8,80%), c’est la vitesse qui domine très nettement le classement des causes de mortalité. Elle est responsable de 111 décès, soit 36,63% de l’ensemble des tués, et de 342 blessés. La distraction suit avec 43 morts et 321 blessés, puis les coupes de route avec 31 morts et 101 blessés.
Des données préliminaires à affiner
L’Observatoire précise que ces chiffres sont provisoires et font l’objet d’une mise à jour quotidienne au fur et à mesure des informations transmises par les sources officielles. Il souligne par ailleurs que le classement géographique des accidents ne tient pas compte des spécificités démographiques ni des indicateurs économiques et sociaux propres à chaque région, ce qui peut nuancer la portée des comparaisons entre gouvernorats.