Tunisie : Saïed lance les consultations pour le Plan de développement 2026-2030

11-03-2026

Le président de la République a reçu hier la cheffe du gouvernement et le ministre de l’Économie pour examiner les grandes orientations du prochain plan quinquennal.

Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, mardi 11 mars au Palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sara Zaafrani Zenzri ainsi que le ministre de l’Économie et de la Planification Samir Abdelhafidh, dans le cadre des travaux préparatoires au Plan de développement national 2026-2030.

Au cœur de cet entretien, le projet préliminaire du futur plan quinquennal. Le président Saïed a tenu à souligner la rupture méthodologique que représente ce nouveau document : contrairement aux plans de développement précédents, élaborés de manière descendante depuis les instances centrales, ce plan sera construit à partir des attentes et des besoins exprimés directement par les citoyens. Les conseils locaux, régionaux et de district, jusqu’au Conseil national des régions et des districts, constitueront les espaces de consolidation des propositions émanant de la base.

Le chef de l’État a également mis en cause les politiques passées, qu’il a accusé d’avoir délibérément affaibli le rôle social de l’État dans des secteurs aussi fondamentaux que l’éducation, la santé, le transport et le logement. Il a dénoncé la corruption qui a gangréné de nombreuses institutions et entreprises publiques, lesquelles auraient ensuite été bradées à vil prix.

Sur le volet social, Kaïs Saïed a réaffirmé son engagement en faveur du droit au travail dans des conditions dignes et pour une rémunération juste, assurant que les efforts en ce sens se poursuivront sans relâche malgré les difficultés.

Le président a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une distribution équitable des richesses nationales, convaincu que la Tunisie dispose de toutes les ressources nécessaires à son développement. Il a imputé les échecs passés à des choix inéquitables, voire à des injonctions extérieures auxquelles les gouvernements précédents se seraient soumis.

Enfin, Kaïs Saïed a conclu en rappelant que les indicateurs économiques, aussi positifs soient-ils, n’ont de valeur réelle que lorsqu’ils se traduisent concrètement dans le quotidien des citoyens, dans toutes les régions du pays — et non dans les seuls discours officiels ou bulletins d’information.

Gnetnews