Le CSDHLF dénonce le refus de certaines communes d’enterrer les victimes de l’immigration clandestine

18-07-2019

Le comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales appelle les autorités locales à s’en tenir à leurs « droits légaux », envers les victimes de la migration clandestine. « Les autorités régionales, en l’occurrence le gouverneur, doit s’opposer aux décisions de refus d’enterrement émises par certaines municipalités, comme le lui autorise le code des collectivités locales ».

Le CSDHLF condamne dans un communiqué, paru hier mercredi 17 juillet, le refus de certaines communes d’inhumer les victimes de la migration clandestine qui ont trouvé la mort au large des côtes tunisiennes, le dernier drame en date, est celui des 80 corps repêchés, à Zarzis (Djerba).

Le comité rend hommage aux médecins de l’hôpital de Gabès d’avoir pris l’initiative d’effectuer des analyses ADN, afin de permettre aux familles des défunts de les reconnaître, si elles en font la demande.

Le comité salue l’attitude de la municipalité de Bouchema (Gabès), « d’avoir exprimé ses dispositions à enterrer les victimes, dénonçant la position d’autres communes, de s’être opposées à l’inhumation, pour des raisons religieuses (d’après ce qui se dit), ou de préconiser un enterrement collectif dans des cimetières dénués des attributs de dignité humaine ».

L’Etat tunisien, dans toutes ses structures, a l’obligation de protéger la dignité humaine, comme le stipule l’article 23 de la constitution. La dignité des morts équivaut à celle des vivants, et l’inhumation dans de conditions décentes est un droit pour chaque humain, souligne-t-il.

Le comité supérieur des droits de l’Homme et des libertés fondamentales exhorte l’Etat tunisien à assurer l’enterrement des corps dans des conditions décentes, de manière à ne pas cacher leur identité, ce qui permettra à leurs familles de les rapatrier à leurs pays d’origine, « personne ne devra être enterré avant l’obtention de ce qui permet son identification, postérieurement », exige-t-il.

Gnet

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