Tunisie/ Gouvernement Jemli : Les Tunisiens entre déception et rejet ! (Vidéo)

03-01-2020

La composition du gouvernement  annoncée hier jeudi 02 janvier, par le chef du gouvernement désigné, Habib Jemli  n’a pas trouvé des échos positifs parmi les Tunisiens.

« C’est un gouvernement qui est voué à l’échec », estiment des citoyens accostés par Gnetnews.

Ce constat a fait l’unanimité des interrogés. Que ce soit des jeunes, et des plus âgés, ils avaient tous des réserves sur le choix du chef du gouvernement désigné par Ennahdha, en tant que parti ayant obtenu le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée.

« On est en train de vivre une réelle décadence », a commenté un passant en exprimant sa déception. « Jemli n’a ni le niveau requis, ni le charisme pour diriger un gouvernement de compétences », déplore-t-il.

 En l’interrogeant sur l’effectif des désignés, qui compte 42 personnes, entre ministres et secrétaires d’Etat, il a répondu que « même les gouvernements des pays les plus développés du monde, comme le Norvège, ne disposent pas d’autant de fonctionnaires… ».

« Depuis 2011, entre 7 et 8 personnes ont été chargées de responsabilités ministérielles, pour quelque mois uniquement. Cex changement récurrents ont abouti à une discontinuité et à l’instabilité politique », ajoute-t-il, en commentant que « ce scénario va se reproduire bientôt malheureusement… ».

Un autre quadragénaire scandalisé par l’annonce de Jemli, a exprimé son pessimisme sur la situation politique du pays…

Pour lui « les partis s’occuper de leurs fonctions parlementaires, et ne pas se mêler du gouvernement».

Selon ses dires, il faut laisser cette responsabilité au président de la République. « C’est le chef de l’Etat, Kais Saied, qui doit choisir les personnes qui vont travailler avec lui ». 

Par ailleurs, il a même appelé à « remplacer le système parlementaire, par un régime présidentiel, pour éviter les calculs politiques stériles»…

Nostalgique de l’époque de Bourguiba, un jeune trentenaire a souligné qu’après l’Indépendance, la Tunisie a été rebâtie par une douzaine de ministres de haut niveau, et deux secrétaires d’Etat uniquement.

« Avec 42 ministres et secrétaires d’Etat, on pourra gérer 4 pays », a-t-il ajouté avec un air sarcastique.

« On n’a pas besoin de tant de dirigeants. Je suis plutôt pour la proposition de Kais Saied, qui veut réduire le nombre des ministres, et garder une vingtaine de secrétaires d’Etat. Le peuple tunisien a élu ses représentants, suivant leurs programmes, pour gouverner et non pas pour fuir leur responsabilité ».

Un trentenaire a été critique envers le futur gouvernement : « On attendait à ce qu’il y ait de nouvelles têtes, et des personnalités réellement indépendantes. Mais Jemli n’a pas tenu sa promesse. On s’est retrouvé avec des hauts cadres promus aux rangs de ministres. C’est une décision ratée. D’ailleurs, ils adopteront tous la politique de création des crises, pour duper les Tunisiens, et les convaincre que l’échec ne provient pas d’eux, mais des problèmes, hérités des autres gouvernements… ».

Reportage réalisé par Emna Bhira et Wissal Ayadi

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