Analyse tactique : Les axes d’améliorations de l’Espérance après trois matchs
L’Esperance devait absolument gagner. Et elle l’a fait contre l’AS Marsa pour retrouver le calme suite à la débâcle contre la JSO. Mais après trois matchs, il est clair, sous les yeux de tous qu’il y a de réels chantiers urgents.
Avec six buts encaissés en trois rencontres (la pire défense du championnat), la responsabilité n’incombe pas uniquement aux qualités individuelles des joueurs. Il pointe du doigt un problème d’équilibre et d’organisation collective.
Pour corriger le tir, l’effectif doit consolider sa colonne vertébrale avec un défenseur central d’expérience pour patronner le bloc, ainsi que d’un aitre avant centre de métier pour épauler Mastouri, qui ne remplit pas encore assez la surface de réparation.
Dans les cages, le gardien doit aussi s’imposer en leader vocal. Memmiche doit comprendre que son rôle va au delà d’effectuer des parades.
En attaque ? Fernandez est une arme en plus pour Reghecampf. Le jeune camerounais est une solution fiable sur le flanc droit mais il devra montrer de la continuité. Quant à Ribeiro, l’idéal serait d’occuper le poste de 10 classique pour distribuer le jeu tout en gardant la polyvalence d’occuper l’aile en cas de besoin.
À l’entrejeu, l’absence d’un numéro 6 classique impose d’évoluer avec deux pivots. C’est tout simplement vital pour l’Esperance pour qu’elle puisse filtrer les attaques et protéger la charnière. Le chantier prioritaire est clair : que faire en cas de perte du ballon ? Dès que l’équipe se retrouve en déséquilibre la réponse doit être collective avec un pressing immédiat, la réduction des espaces inter-lignes et un remplacement discipliné.
Pour finir, la communication sur le terrain est primordiale. Les échanges constants entre les joueurs font la différence entre une structure solide et un bloc qui renvoit une inquiétante sensation d’effondrement à chaque accélération des adversaires.
Les Sang et or possèdent les qualités pour progresser, mais le staff technique doit rectifier le tir pour stopper l’hémorragie défensive.