Tunisie : La composition du gouvernement de Habib Jemli qui attendrait officialisation

02-01-2020

A l’heure où la cacophonie persiste quant au destin du futur gouvernement, sa composition vient d’être fuitée dans un document relayé sur les réseaux sociaux.

D’après ce document, le gouvernement de Habib Jemli serait composé de 42 membres entre ministres et secrétaires d’Etat, le même effectif que le gouvernement sortant, de Youssef Chahed.

Les ministères de souveraineté seraient occupés par Hédi Gdiri en tant que ministre de la Justice, Imed Darouich en tant que ministre de la Défense nationale, Sofiene Sliti, comme ministre de l’Intérieur, et Khaled Shili, en tant que ministre des Affaires étrangères.

Les portefeuilles économiques seraient attribués à Abderrahman Khachtali, en tant que ministre des Finances, Fadhel Abdelkefi, comme ministre de la Planification, du développement et de la coopération internationale, Mongi Marzouk, en tant que ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines.

Béchir Zaâfouri serait, lui, à la tête du ministère du Commerce, et Saïd Blel occuperait le ministère des Affaires sociales.

Le ministère de la Culture serait attribué à Fethi Hadaoui, et celui de la Jeunesse et du Sport à Tarek Dhiab.

Le ministre de l’Equipement sortant, Noureddine Selmi, se verrait attribuer le ministère des Affaires locales et de l’Environnement.

Pour ce qui est femmes de l’hypothétique futur gouvernement, il y aurait notamment Raoudha Jebari Arbi, en tant que ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire ; Chiraz Tlili, ministre de la Fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption ; Nabiha Besrour, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, et Lobna Jribi, ministre auprès du chef du gouvernement, chargé des relations avec l’Assemblée.

A l’heure actuelle, la Tunisie est en train de vivre une situation inédite, portant, de nouveau, un coup dur à la crédibilité et à l’autorité de l’Etat.

Le chef du gouvernement désigné qui devait dévoiler sa composition gouvernementale hier mercredi 1er janvier 2020, après l’avoir transmis au président de la république, comme le veut l’usage, ne l’a pas fait, reportant cette annonce à ce jeudi, et renvoyant les journalistes à l’Assemblée pour en prendre connaissance.

La présidence de la république fait état, elle, de la poursuite des concertations et de l’annonce du gouvernement dans les meilleurs délais.

Quant au parti qui a proposé la candidature de Habib Jemli pour former le futur gouvernement, pour avoir obtenu le plus grand nombre de sièges, il est intervenu à un moment où il n’a plus le droit de le faire, accentuant cet embrouillamini ambiant.

Ennahdha a appelé dans un communiqué Habib Jemli à revoir son projet de gouvernement, après sa rencontre avec le président de la république, l’étape qui précède l’annonce de cette liste aux médias et à l’opinion publique.

Tout cela revient à décrédibiliser la classe politique issue des élections de 2019, face à tant de désinvolture envers l’Etat et la constitution. On est face à l’amateurisme au pouvoir, à l’heure où le pays entame une nouvelle année pleine de défis, où ses engagements sont en suspens, et où les bailleurs de fonds sont dans l’expectative, pressant la Tunisie de leur donner des interlocuteurs, notamment dans les ministères économiques.

Le président de la république, Kaïs Saïed, en tant que symbole de l’Etat et de son unité, devra taper du poing sur la table, et remettre les choses à leur place. D’autant qu’il a été largement mandaté par le peuple qui l’attend encore, incrédule, sur des urgences à n’en plus finir.

Gnetnews

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