Étude israélienne : la décision de Trump sur le Golan n’a pas d’importance

02-04-2019

 

Une étude israélienne a minimisé l’importance de la reconnaissance du président américain, Donald Trump, de la souveraineté israélienne sur le Golan, outre son illégitimité et son illégalité.

Selon cette étude publiée lundi par l’Institut des recherches de sûreté nationale, à l’université de Tel-Aviv, la démarche américaine n’empêchera pas le prochain gouvernement israélien, à mener des négociations avec la Syrie autour du plateau du Golan. D’autant qu’une autre administration américaine pourrait changer cette décision, rapporte le site arabs48.com.

L’étude considère que la décision américaine accentue les difficultés de l’administration américaine à relancer le deal du siècle, et la coopération avec les pays de la région.

L’étude a rappelé qu’aucun pays n’a reconnu la décision de l’annexion du Golan, prise par Menahem Begin en 1981, se référant à l résolution 242 du conseil de sécurité qui a désapprouvé l’annexion des terres par la force. Ainsi que la résolution 497, qui a dénié toute portée internationale à la décision d’annexion.

L’étude dirigée par le chercheur shlomo brom, chercheur à l’INSS, a ajouté que la décision de Trump et de Netanyahu émane de raisons de politique intérieure. « Chacun d’eux a besoin de ce pas pour satisfaire ses bases politiques. Netanyahu est en pleine campagne électorale, et Trump est en campagne électorale depuis son élection, et se démène pour garantir sa réélection pour un second mandat en 2020 ».

Le chercheur israélien a ajouté que le système international a exprimé son rejet de la décision américaine, et a affirmé qu’elle était contraire aux résolutions des nations-unies et des positions des grandes puissances à l’instar de la Russie, de la France, de l’Allemagne et autres.

Donald Trump avait signé un décret reconnaissant la souveraineté israélienne sur le Golan, lors de la visite de Benyamin Netanyahu aux Etats-Unis, la semaine dernière.

Gnet

Lire aussi

Économie Économie Économie Économie 8ans après le 14 janvier, les cinq maux de la Tun