Investissement étranger : la Tunisie vise 4 000 millions de dinars en 2026, portée par un contexte régional favorable

23-03-2026

Le directeur général de l’FIPA table sur la concrétisation de la moitié des intentions d’investissement enregistrées en 2025, dans un contexte où la crise au Moyen-Orient renforce l’attractivité de la Tunisie comme destination de repli pour les investisseurs étrangers.

La Tunisie s’attend à maintenir sa dynamique d’attraction des investissements étrangers en 2026. Le directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), Jallal Tbib, a annoncé dans une interview accordée à l’agence Tunis Afrique Presse que le volume des investissements directs étrangers devrait atteindre 4 000 millions de dinars cette année.

Des prévisions adossées à des indicateurs solides

Ces projections s’appuient sur une base tangible. En 2025, les intentions d’investissement ont progressé de 30%, atteignant 8 000 millions de dinars. Environ la moitié de ces engagements devrait se traduire en investissements effectifs en 2026. Un taux de concrétisation cohérent avec les performances passées : en 2024, près de 3 500 millions de dinars sur 5 000 millions d’intentions avaient été réalisés.

La crise régionale, une opportunité inattendue

Tbib a mis en avant un élément conjoncturel favorable : les développements récents dans les pays du Golfe renforcent l’attractivité de la Tunisie, qui pourrait jouer le rôle de destination de repli pour les investisseurs étrangers, notamment ceux ciblant les marchés européens. Cette tendance se reflète dans la hausse des visites d’investisseurs en provenance d’Asie du Sud-Est, d’Europe et d’Europe de l’Est, qui manifestent un intérêt croissant pour le marché tunisien.

La géographie comme atout stratégique

La proximité de la Tunisie avec l’Europe constitue, selon le responsable, un avantage compétitif de premier ordre dans la course aux investissements étrangers. Zones industrielles disponibles, suivi efficace des projets, incitations à l’investissement respectueuses des normes environnementales et main-d’œuvre qualifiée : autant d’atouts mis en avant pour séduire de nouveaux partenaires et fidéliser ceux déjà présents.

Tbib a toutefois reconnu que la Tunisie fait face à une concurrence accrue de la part d’autres pays en quête des mêmes flux d’investissement, ce qui exige des efforts constants et la mise en place de mesures incitatives adaptées, dans un environnement où certaines contraintes restent en cours de résolution.