Jhinaoui appelle les dirigeants arabes à évaluer ce qui s’est passé depuis l’exclusion de la Syrie de la Ligue arabe

28-03-2019

Le ministre des Affaires étrangères, Khemaïs Jhinaoui, a déclaré que les chefs de diplomatie arabes vont plancher lors de leur réunion préparatoire, demain vendredi 29 Mars, sur l’ordre du jour du Sommet, les recommandations et les résolutions qui pourraient être soumises aux dirigeants arabes, afin qu’ils prennent une décision à leur sujet.

Dans une interview avec l’ASBU, Jhinaoui a reconnu que le sommet de Tunis intervient dans un contexte arabe, difficile et complexe, signalant que les affaires régionales actuelles seront examinées, à l’instar des crises en Syrie, au Yémen, en Libye, la sécurité nationale arabe, la cause palestinienne…, "ce sera une occasion pour un dialogue franc entre les dirigeants arabes sur les affaires qui secouent la région", a-t-il dit selon une vidéo mise en ligne, espérant que "les résultats de ce sommet seront à la hauteur des attentes des peuples arabes".

Au sujet de l’affaire syrienne, Jhinaoui a affirmé que la Syrie est un pays arabe, une partie intégrante de cette Oumma (nation), et sa position devra être dans le cadre de l’action arabe commune. "En 2011, les pays arabes se sont réunis au Caire et ont décidé la suspension de l’adhésion de la Syrie de la ligue et des institutions arabes, aujourd’hui, il est nécessaire pour les dirigeants et les MAE arabes d’évaluer ce qui s’est passé depuis cette date jusqu’à aujourd’hui sur les plans sécuritaire, politique et sur la manière d’interagir avec cette affaire", a-t-il souligné.

Et d’ajouter : "Lorsque les Arabes estiment que les conditions sont réunies pour que la Syrie réintègre les instituions arabes, une décision collective devra être prise par les dirigeants lors du sommet de Tunis".

Concernant l’affaire libyenne, Jhinaoui a affirmé qu’elle était à l’ordre du jour des travaux de cette 30ème édition du sommet arabe, confirmant qu’une réunion quadripartite sur la Libye allait se tenir le soir du Sommet entre l’ONU, l’Union Européenne, l’Union africaine et la ligue arabe.

"La question libyenne est quasiment une question interne tunisienne et a un impact direct sur la Tunisie sur le double plan sécuritaire et économique", a-t-il indiqué, signalant que "l’Algérie, l’Egypte, et la Tunisie, à travers leur initiative tripartite sur la Libye, envoient un message à la communauté internationale, l'incitant à aider les Libyens et à cesser de s’ingérer dans leurs affaires intérieures, la multiplicité des initiatives et des ingérences n’aident pas les Libyens à sortir de la crise", a-t-il jugé.

La Rédaction