La conférence de Varsovie sur l’Iran est « mort-née » (Téhéran)

13-02-2019

AFP – Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a estimé mercredi que la conférence de Varsovie, organisée sous la houlette des Etats-Unis et qui a notamment pour objectif de mettre la pression sur l’Iran, était « mort-née ».

« La conférence de Varsovie, je pense, est mort-née », a déclaré M. Zarif lors d’une conférence de presse à Téhéran.

« Il s’agit d’une nouvelle tentative des Etats-Unis pour continuer avec leur obsession de l’Iran qui est infondée », a-t-il ajouté.

La conférence de Varsovie, qui réunit à partir de mercredi une soixantaine de pays dans la capitale polonaise, est animée par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo et le vice-président américain Mike Pence.

Elle devait porter initialement sur « l’influence déstabilisatrice » de l’Iran au Moyen-Orient. Mais l’initiative américaine n’a pas déchaîné l’enthousiasme, conduisant Washington et Varsovie à élargir l’agenda à la stabilité au Moyen-Orient.

Pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui participe également à cette conférence, l’Iran, bête noire de son pays, reste cependant le principal sujet.

Les puissances européennes, elles, n’envoient à Varsovie que des représentants de rang inférieur, hormis le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt.

M. Zarif a indiqué que même Washington ne s’intéressait pas à cette conférence, quand bien même elle aurait été un forum pour échanger des idées entre les 60 participants.

« Je pense que le fait qu’ils n’aient pas l’intention de diffuser une déclaration commune mais qu’ils tentent juste de recourir à leur propre communiqué au nom des autres, montre qu’ils n’ont, eux-mêmes, aucun respect » pour cette réunion, a-t-il dit.

« En général, vous ne réunissez pas 60 pays et Etats si c’est juste pour parler à leur place. Cela vous montre qu’ils ne pensent pas tirer quoi que ce soit de cette réunion », a-t-il ajouté.

Lire aussi

Économie Économie Économie Économie 8ans après le 14 janvier, les cinq maux de la Tun