La Turquie menace d’une intervention militaire en Libye, après l’arrestation de six de ses ressortissants

01-07-2019

RT & AFP – Le ministère des Affaires étrangères turc a annoncé dimanche que les forces de l’armée loyale du Maréchal Khelifa Haftar, ont arrêté six de ses ressortissants en Libye, mettant en garde contre une intervention militaire turque, s’ils ne sont pas remis en liberté.

Le département de diplomatie turc a pressé les forces de Haftar » à relaxer immédiatement les six citoyens turcs, » considérant leur détention comme « une affaire de bandits, et de pirates », rapporte le site arabic.RT.

« Si cette libération n’intervient pas, les forces de Haftar seraient une cible légitime de l’armée turque », prévient le ministère.

La direction de sécurité d’Ajdabya (Est de la Libye) avait auparavant annoncé l’arrestation de deux personnes portant la nationalité turque. Elle avait, par ailleurs, appelé « à dénoncer toute personne portant la nationalité turque, ou toute société turque opérant à Ajdabya ».

Des instructions ont été par ailleurs adressées aux appareils sécuritaires « à fermer les locaux de commerce gérés par les Turcs, et de les arrêter », ajoute la même source citant le site d’information libyen Bawabet al-Wassat.

«Il y aura un prix très élevé à payer à toute attitude hostile ou attaque. Nous riposterons de la façon la plus efficace et forte», a déclaré ce 30 juin le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, cité par l’AFP, et faisant référence à une récente déclaration du maréchal Haftar.

Deux jours plus tôt, celui-ci ordonnait à ses forces de prendre pour cible les navires turcs dans les eaux libyennes et de s’attaquer aux sites stratégiques, aux compagnies et aux projets appartenant à la Turquie dans le pays.

Après avoir essuyé un revers le 27 juin dans sa campagne pour la prise de Tripoli, l’homme fort de l’Est libyen avait dénoncé l’intervention «directe» de la Turquie dans la bataille. La livraison d’armes par Ankara au gouvernement d’union nationale (GNA) libyen de Fayez al-Sarraj, rival du maréchal Haftar, a en effet été confirmée par le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a récemment évoqué «un accord de coopération militaire entre Ankara et Tripoli», comme le rapporte RFI.

La tension est palpable entre le maréchal Haftar et la Turquie. Le porte-parole d’Haftar, Ahmad al-Mesmari, a ainsi précisé le 28 juin que «tout ressortissant turc circulant sur le territoire libyen pourrait être arrêté».

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