Large rejet de la déclaration de Trump sur une souveraineté israélienne sur le Golan

22-03-2019

Les déclarations du président américain, Donald Trump, ayant tweeté hier, jeudi 21 Mars, que l’heure était venue pour que Washington reconnaisse la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan syrien, continue à susciter les réactions et les mises en garde contre la contribution de tels propos à attiser les tensions dans la région.

L’Egypte a dit son attachement à sa position constante selon laquelle, le Golan est une terre arabe occupée, conformément à la résolution du conseil de sécurité n’o 497 de 1981.

Le Caire appelle la communauté internationale, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères égyptien, "à respecter les résolutions de la légalité internationale et la charte des Nations-Unies, qui prohibe l’extorsion d’une terre par la force".

La Russie a aussi opposé une fin de non-recevoir au locataire du bureau ovale.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, cité par le site sputniknews, a rappelé que "la Russie maintenait une position de principe concernant la souveraineté de la Syrie sur le Golan, réaffirmée par la résolution 497 de 1981 du Conseil de sécurité", qualifiant "la décision d'Israël d'étendre sa souveraineté à ce territoire d'illégale".

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé ce vendredi que son pays "ne permettait pas de légitimer l’occupation israélienne des hauteurs du Golan syrien".

Dans une allocution devant la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OCI sur le double-attentat contre les mosquées de la Nouvelle Zélande, le président turc a critiqué son homologue américain, ayant appelé à reconnaitre la totale souveraineté d’Israël sur les hauteurs du Golan syrien.

Ces déclarations conduisent la région au bord d’une nouvelle crise, a-t-il mis en garde, cité par Anatolie.

Erdogan a ajouté que "les hauteurs du Golan sont occupées par Israël depuis 1967, l’occupation israélienne n’a pas obligé les Arabes uniquement de quitter leurs terres, mais également les Turkmènes".

"Les Nations-Unies respectent toutes les résolutions du conseil de sécurité qui considèrent que l’occupation israélienne des hauteurs du Golan sont illégitimes, en vertu du droit international".

"La position onusienne n’a pas changé suite à la déclaration du président américain sur le Golan", a affirmé, le porte-parole adjoint du SG de l’ONU, Farhan Haq, dans des déclarations médiatiques.

"Le Golan est un territoire occupé par Israël depuis 1967. La France ne reconnaît pas l’annexion israélienne de 1981", indique ce vendredi 22 Mars le Quai d’Orsay sur son site.

"La reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan, territoire occupé, serait contraire au droit international, en particulier l’obligation pour les Etats de ne pas reconnaître une situation illégale", ajoute la diplomatie française.

Le ministère des Affaires étrangères syrien avait condamné les propos de Donald Trump, les qualifiant "d’irresponsables", pointant "l’alignement aveugle des Etats-Unis sur la position d’Israël".

Le mouvement de résistance Hamas a aussi exprimé son rejet catégorique de la position américaine. La déclaration du président américain Donald Trump sur la souveraineté de l’occupation sur le plateau du Golan est inadmissible, a dit Sami Abou Zohri, rapporte le site du mouvement.

Le dirigeant de Hamas a affirmé que cette annonce constituait "une violation des résolutions internationales et une nouvelle agression contre la Oumma".

Le Secrétaire Général de la Ligue arabe, Ahmed Abou el-Geith, a, lui, affirmé que "le Golan est une terre syrienne occupée par Israël, comme le stipule le droit international", promettant un soutien de l’organisation panarabe à la Syrie sur le Golan.

Après sa décision de transférer l’ambassade américaine à al-Quds occupé, le chef de la Maison blanche persiste et signe, et continue ses provocations en cherchant à légitimer la colonisation sioniste du Golan syrien. Une escalade diplomatique dangereuse qui sera certainement à l’ordre du jour de la 30ème édition du sommet arabe, qui aura lieu dans quelques jours à Tunis, le 31 Mars prochain.

Gnet