Le gouvernement el-Sarraj promet de répondre à l’ingérence de pays arabes dans les affaires de la Libye

04-05-2019

Le gouvernement d’union nationale libyen s’est engagé à riposter aux pays arabes qui soutiennent le Maréchal Khelifa Haftar, dans son offensive contre Tripoli.

Le porte-parole du conseil présidentiel du gouvernement d’union libyen, Mohaned Younes, a déclaré dans une conférence de presse que "le gouvernement libyen refuse tout cessez-le-feu avant le retrait des forces du criminel Khelifa Haftar, signalant que ce dernier n’a plus aucun rôle dans une solution politique d’avenir", rapporte le site de RT.

Le responsable libyen a ajouté que le gouvernement d’union nationale allait avoir "une réponse claire aux pays soutenant Khelifa Haftar et qui tendent à instaurer des régimes dictatoriaux".

Il a ajouté que les pays pro-Haftar lui ont fourni récemment des armes développées qui ont été introduites en Libye par voie terrestre, via des pays frontaliers : "Nous avons pris le contrôle de plusieurs sites des forces hostiles, et avons trouvé des munitions fabriquées dans des pays arabes connus, que nous dévoilerons au moment opportun, et répondrons à leur ingérence dans nos affaires", a-t-il lancé.

Il a encore déclaré que son gouvernement a activé d’anciennes conventions avec Ankara, et lui a demandé de nouvelles choses, "elles nous parviendront de Turquie et d’autres pays appuyant le gouvernement d’union."

Les forces de Khelifa Haftar avaient enclenché début avril "une offensive contre la capitale Tripoli pour l’assainir des terroristes, laquelle a été contrée par les forces du gouvernement de Faez el-Sarraj".

Le gouvernement d’UN avait déjà accusé des pays étrangers à l’instar des Emirats, aux côtés de l’Egypte et de la France, d’appuyer les forces de Haftar, alors que ce dernier avance que les forces d’en face, bénéficient de l’appui de la Turquie et du Qatar.

Gnet

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