L’OMS lance son projet « la santé pour tous et par tous » à Tunis

24-06-2019

Le Forum parlementaire régional pour la santé et le bien-être dans la Région de la Méditerranée orientale s’est ouvert ce lundi 24 juin à Tunis, et se poursuivra jusqu’au 26 juin.

Organisée par le Bureau de l’OMS en Tunisie, en collaboration avec le Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale, cette réunion vise à mettre en œuvre le projet « la santé pour tous, et par tous », dont le but est de renforcer l’engagement des parlementaires, en vue d’améliorer la santé et le bien-être des citoyens.

Le projet « la santé pour tous et par tous », a pour objectif, de permettre à chaque citoyen, de bénéficier d’une meilleure qualité de vie dans la Méditerranée orientale.

« La présente vision vient étayer les efforts déjà déployés par les pays en vue de réaliser une feuille de route, régionale pour la période 2017-2021, présentée lors de la 64ème session du comité régional de la Méditerranée orientale en 2017. Elle repose sur la mise en œuvre des quatre éléments suivants, tout en y contribuant :

· Le treizième programme général de travail de l’OMS pour la période 2019-2023 (treizième PGT)
· Le programme de développement durable à l’horizon 2030 (ODD)
· L’ordre du jour pour l’humanité
· La réforme des nations unies
Vision 2023 pour la région de la méditerranée orientale

Le directeur du bureau régional de l’OMS, et de la méditerranée orientale, Ahmad Ben Salem Al Mandhari, a révélé que l’OMS s’est tracée trois objectifs internationaux et stratégiques dans le cadre de son programme de développement durable 2023 : « offrir une couverture sanitaire universelle à un milliard de personnes dans le monde, protéger un autre milliard de personnes se trouvant dans des situations d’urgences sanitaires, et garantir le bien-être, d’un troisième milliard de la population du monde ».

Mandhari s’est adressé aux parlementaires présents à la réunion, venant de la région orientale, en évoquant que la précarité de la santé de la mère et de l’enfant, engendre la mort de 1.7 millions de personnes chaque année, à cause des maladies chroniques, comme le cancer, et les maladies cardiaques.

Selon lui : « Il faut renforcer la prévention d’abord, et la sensibilisation contre les méfaits de la mauvaise utilisation des médicaments, notamment les antibiotiques, qui a dédoublé les situations d’urgence ces dernières années ».

Tous ces défis, seront relevés une fois tous les efforts seront réunis, conclut-il.

« On ne peut pas se limiter aux institutions officielles de santé uniquement. C’est essentiel d’impliquer d’autres partenaires, tout en renforçant la contribution de la société civile et les communautés locales ». Il a jouté « qu’afin de protéger la santé de la population, il faut nouer des alliances stratégiques et assurer la participation effective des individus, des experts, des défenseurs, des organisations, du monde universitaire, et secteur privé… »

Quant au président de la commission de la santé et des affaires sociales au sein de l’ARP, Souheil Alouini, il a rappelé que le droit à la santé, a été institutionnalisé dans le premier paragraphe, de la charte des nations unies, sur les droits de l’homme, depuis 1948.

Il a indiqué aussi que la constitution tunisienne, a instauré le droit à la santé, le travail et l’éducation depuis 1959. « Actuellement, l’article 38 de la constitution 2014, stipule que « la santé est un droit pour chaque être humain, et que l’État garantit la prévention et les soins sanitaires à tout citoyen et fournit les moyens nécessaires pour garantir la sécurité et la qualité des services de santé ».

Dans contexte, Alouini a expliqué que, cet article en particulier, « responsabilise l’état, et lui impose de garantir une couverture sanitaire complète, sans oublier de réaliser la justice sociale, et l’égalité entre tous les citoyens ».

« Il faut donc agir collectivement, et faire participer la société civile, en mettant à profit toutes les opportunités et en mobilisant toutes les ressources régionales », conclut-il.
Concernant la couverture sanitaire en Tunisie, la ministre de la santé par intérim, Sonia Ben Cheikh, a rappelé que « 95% de la population tunisienne a accès à une couverture sanitaire gratuite ».

L’Etat considère la politique sanitaire préventive, liée à la santé de la mère et l’enfant, comme une pierre angulaire, dans sa stratégie actuelle, a-t-elle souligné. Ben Cheikh a également indiqué que « les diagnostics prénataux, et postaux, sont dorénavant gratuits. »

« Le ministère de la santé a eu l’initiative de proposer des projets de loi, liés aux différentes questions sanitaires, en collaborant avec le pouvoir législatif en particulier, représenté par l’assemblée nationale ».
« Par ailleurs, la collaboration interministérielle a abouti à des résultats positifs, grâce aux échanges oraux et écrits, et aux séances d’audition, et de discussion des projets de loi, proposés par le ministère, avant d’être votés au sein de l’assemblée. »

Parmi les résultats de ces échanges fructueux, la ministre a cité « la loi n°2016-78 relative à la sécurité sanitaire, et à la qualité des produits alimentaires, qui a été votée au début du mois de juin 2019.
La commission de la santé et des affaires sociales a, par ailleurs, proposé de réviser le plus tôt possible, la loi sur les droits de la femme et les droits médicaux, en plus de la loi 59 de l’année 1973, relative à l’organisation des métiers pharmaceutiques, qui sera finalisée cet été au plus tard.

Emna Bhira

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