Phosphate Gafsa et deux autres grandes entreprises adhèrent au principe de responsabilité sociale (Vidéo)

10-12-2019

C’est désormais officiel, l’UTICA (Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat) a adhéré au réseau « Global Compact » relevant du pacte mondial des Nations Unies. Il s’agit d’un engagement volontaire dans lequel des entreprises, associations ou encore des ONG sont invitées à respecter 10 principes relatifs aux droits de l’Homme, aux conditions de travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption.

L’adhésion de l’UTICA a été officiellement faite ce mardi 10 décembre lors d’un séminaire consacré à l’engagement du secteur privé dans les Objectifs de Développement Durable. La date n’a pas été choisie au hasard puisque, cet événement a été organisé dans le cadre du 71ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme.

Pour Samir Majoul, président de l’UTICA, « il s’agit de mettre en avant l’engagement des entreprises du secteur privé dans les valeurs citoyennes et sociales et dans les objectifs de développement durable ».

Les Objectifs de développement durable (ODD) sont une notion utilisée pour désigner les dix-sept objectifs établis par les États membres des Nations unies et qui sont rassemblés dans l’Agenda 2030. Cet agenda a été adopté par l’ONU en septembre 2015 après deux ans de négociations incluant gouvernements et société civile. Il définit des cibles à atteindre à l’horizon 2030.

Ces cibles répondent aux objectifs généraux suivants : éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes et dans tous les pays, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous.

Ainsi, les entreprises sont explicitement appelées à contribuer aux ODD par le texte de l’Agenda 2030. Elles y sont incitées dans leur stratégie de ce qu’on appelle la « responsabilité sociétale des entreprises » (RSE).

De nombreuses entreprises, partout dans le monde, ont pris conscience de ce rôle et mettent en place des politiques destinées à contribuer de façon positive aux ODD. Il s’agit par exemple de créer de nouveaux produits et services permettant un accès à l’énergie ou encore en mettant en place des processus de production plus respectueux des hommes et de l’environnement.

En Tunisie, il existe l’Institut de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (IRSET). Présent, lors de ce séminaire son président Sami Marrouki a affirmé que « le principe de RSE dans le pays est née juste après la révolution après une forte demande émanant des entreprises », ajoutant que « la RSE pouvait clairement améliorer leur productivité ».

C’est dans ce cadre qu’une loi sur la RSE a été adoptée par l’Assemblée des représentants du peuple en mai 2018. Celle-ci vise la réconciliation entre l’entreprise et son environnement ainsi que l’amélioration du climat du travail en son sein.

Cette loi oblige toutes les institutions à consacrer des fonds pour financer des projets RSE, en stipulant également la création d’un observatoire pour donner des statistiques sur le degré d’application des entreprises de ce concept.

A cet égard, Samir Majoul a annoncé que chaque année, des prix seront décernés aux entreprises qui seront les mieux impliqués en matière de responsabilité sociale.

Parmi les grandes sociétés tunisiennes qui se sont engagées dans la responsabilités sociale des entreprises, on retrouve notamment la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG), le Groupe Chimique Tunisien (GCT) et enfin l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières (ETAP). Sami Marrouki a affirmé que « grâce à la RSE elles ont réussi a améliorer leur climat social malgré les difficultés ».

Retrouvez en vidéo les déclarations de Samir Majoul (Président de l’UTICA), Sami Marrouki (Président de l’IRSET) et Diego Zorilla (Coordonateur résident des Nations Unies).

Wissal Ayadi

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