Moyen-Orient : escalade meurtrière, mort du chef du renseignement des Gardiens de la révolution et frappes au Liban

06-04-2026

La nuit du 5 au 6 avril a été marquée par une nouvelle escalade au Moyen-Orient, avec l’élimination confirmée du chef du renseignement des Gardiens de la révolution iraniens, des frappes meurtrières dans le sud du Liban et une montée des tensions verbales entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran.

Khademi éliminé : Israël et l’Iran confirment

L’armée israélienne a annoncé via Telegram l’élimination de Seyyed Majid Khademi, chef du renseignement du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), par ses forces aériennes durant la nuit. Tel-Aviv présente cette opération comme un nouveau coup porté aux structures de commandement iranien, s’inscrivant selon elle dans une série d’éliminations de hauts responsables du régime depuis le début des opérations militaires.

Du côté iranien, le CGRI a confirmé la mort de son chef du renseignement dans une déclaration publique relayée par l’agence Fars, précisant seulement que le décès est intervenu à l’aube dans le cadre de ce qu’il qualifie d’attaque « américano-sioniste », sans fournir davantage de détails sur les circonstances.

Téhéran accuse Washington de préparer des crimes de guerre

La tension diplomatique s’est également accentuée à la suite de nouvelles déclarations du président américain Donald Trump, qui a réitéré dimanche sa menace de cibler des infrastructures civiles iraniennes — centrales électriques et ponts notamment — si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, déjà sous pression après des semaines de frappes dans la région.

En réaction, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a fustigé sur le réseau social X ces déclarations, estimant que le président américain avait publiquement menacé de commettre des crimes de guerre, en ciblant délibérément des sites civils protégés par le droit international.

Cinq morts dans le sud du Liban

Parallèlement, le sud du Liban a été frappé à plusieurs reprises. Selon l’Agence nationale d’informations libanaise (NNA), une frappe par missile guidé israélien visant un véhicule a tué quatre personnes à Kfar Roummane, dans le district de Nabatiyé. Un cinquième mort a été signalé aux abords de l’hôpital Ghandour à Nabatiyé Al-Fawqa, touché par un drone israélien.

La région demeure sous haute tension, avec des opérations militaires qui se poursuivent sur plusieurs fronts simultanément, laissant craindre un nouvel embrasement généralisé.