Moyen-Orient : la guerre israélo-américaine contre l’Iran entre dans son 27ᵉ jour
Depuis le 28 février, le conflit déclenché par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran continue de s’étendre à travers toute la région, entraînant une crise humanitaire et géopolitique sans précédent.
Des négociations en cours malgré la poursuite des hostilités
Les États-Unis ont transmis à l’Iran un plan de paix en quinze points destiné à mettre fin au conflit, comme l’a confirmé le président Donald Trump mercredi. Trump a précisé que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio participaient aux discussions.
Cependant, les opérations militaires se poursuivent. Le Pentagone prépare des options pour un « coup final » contre l’Iran, tandis que Trump a exprimé son souhait de mettre fin à la guerre dans les prochaines semaines.
Une escalade régionale incontrôlée
Le conflit, lancé fin février par les opérations américaine « Furie épique » et israélienne « Lion rugissant », continue de s’intensifier. Washington vise la destruction des capacités balistiques et militaires iraniennes, la prévention de l’accès à l’arme nucléaire et le renversement du régime des mollahs.
Le détroit d’Ormuz reste fermé par l’Iran, bloquant quelque 150 navires de fret et pétroliers. Téhéran aurait par ailleurs mis en place un système de péage officieux dans ce passage stratégique, autorisant le passage de dix pétroliers « en guise de cadeau » selon Trump.
De nouvelles frappes iraniennes ont visé Jérusalem et Haïfa, tandis que l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Koweït et les Émirats arabes unis ont également subi des attaques de missiles et de drones.
Une crise humanitaire alarmante
Le chef de l’humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, a averti que les retombées humanitaires de l’escalade devenaient de plus en plus redoutables. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le conflit affecte désormais au moins seize pays, avec près de mille morts signalés en Iran, auxquels s’ajoutent des dizaines de victimes au Liban, en Israël et dans plusieurs États du Golfe.
Au Liban, la guerre a déjà provoqué le déplacement de trente mille personnes, tandis qu’Israël poursuit ses bombardements et annonce le déploiement de nouvelles positions militaires dans le sud du pays.
Mobilisation européenne en Méditerranée
Face aux attaques de drones du Hezbollah et de l’Iran contre Chypre, l’Italie, l’Espagne, la France, les Pays-Bas et la Grèce ont déployé des moyens navals en Méditerranée orientale pour protéger l’île. Le porte-avions français Charles de Gaulle a notamment été dépêché dans la région.
Cette guerre, condamnée par les Nations unies et plusieurs États pour violations du droit international, continue de menacer la stabilité de l’ensemble du Moyen-Orient et au-delà.