Nucléaire iranien et blocus américain : la tension monte au Moyen-Orient
La crise entre Washington et Téhéran s’est intensifiée cette semaine après l’entrée en vigueur, lundi, du blocus américain des ports iraniens, sur fond d’échec des pourparlers du week-end au Pakistan entre les deux parties.
Le vice-président américain J. D. Vance, qui conduisait la délégation américaine lors de ces négociations, a déclaré que la balle est désormais dans le camp iranien. Il a réaffirmé les deux exigences absolues de Washington : le contrôle de l’uranium enrichi et la mise en place d’un mécanisme de vérification garantissant que l’Iran ne puisse jamais accéder à l’arme nucléaire. De son côté, Donald Trump a menacé de détruire tout navire iranien qui tenterait de forcer le blocus.
Téhéran a vivement réagi, qualifiant le blocus d’acte illégal assimilable à de la piraterie et de violation grave de sa souveraineté. L’Iran a averti qu’il s’en prendrait aux ports de ses voisins du Golfe si la sécurité de ses propres infrastructures portuaires venait à être menacée. L’ambassadeur iranien a par ailleurs réclamé des dédommagements aux pays de la région hébergeant des bases militaires américaines, les tenant pour coresponsables des frappes menées en territoire iranien.
Pékin dénonce une escalade «dangereuse et irresponsable»
La Chine a, de son côté, jugé dangereux et irresponsable le blocus américain des ports iraniens, appelant à la désescalade.
Sur le front libanais, les hostilités se poursuivent
Israël a maintenu sa pression militaire contre le Hezbollah, allié de Téhéran, annonçant avoir frappé 150 cibles du mouvement en vingt-quatre heures. Les autorités libanaises ont fait état de quatre morts dans le Sud du pays. Le Hezbollah a de son côté affirmé avoir tiré des roquettes sur deux localités israéliennes frontalières.
Sur le plan diplomatique, des pourparlers entre représentants libanais et israéliens sont prévus ce mardi à Washington. Le Hezbollah a qualifié cette démarche de capitulation et exigé son annulation.