Polémique autour d’un cahier scolaire : l’affaire close après des excuses, selon la Chambre des fabricants

16-09-2026

Le vice-président de la Chambre nationale des fabricants de cahiers scolaires, Samir Mouelhi, est revenu sur les circonstances entourant la vive polémique apparue récemment sur les réseaux sociaux au sujet de l’illustration figurant sur la couverture d’un cahier scolaire.

Samir Mouelhi a affirmé que l’affaire était désormais close, des excuses ayant été présentées et une mise au point apportée sur la nature réelle de l’image. Il a précisé que le visuel de la couverture représente un personnage de fiction destiné aux enfants, et non une personne réelle. Selon lui, le choix de cette image a été fait de bonne foi, sans arrière-plan ni portée politique, religieuse, ethnique ou géographique, le recours à ce personnage relevant de considérations purement marketing, compte tenu de l’engouement des élèves pour les héros de fiction.

Pour rappel, la couverture de ce cahier avait suscité un vif émoi en ligne, se retrouvant au cœur d’une polémique virulente sur les réseaux sociaux, où de nombreux Tunisiens avaient partagé la photo, accompagnée de réactions hostiles nourries par des interprétations infondées. Certains internautes avaient en effet prétendu que le dessin représentait une personne originaire d’Afrique subsaharienne, allant jusqu’à y voir un message politique, voire une incitation à l’occupation ou à la colonisation de la Tunisie.

L’illustration s’avère toutefois manifestement imaginaire, inspirée de l’univers des bandes dessinées ou des jeux vidéo : elle représente, de dos, un personnage fantastique muni d’ailes et tenant des bâtons devant un paysage marin. Les tentatives de lui attribuer une portée politique ou subversive relèvent ainsi d’une polémique montée de toutes pièces, visant à instrumentaliser une création purement graphique.

Dans le but d’attiser davantage la controverse, certains avaient également affirmé que ce cahier faisait partie des fournitures scolaires subventionnées par l’État — une allégation démentie par les faits : le cahier en question ne bénéficie d’aucune subvention publique. Il s’agit d’un produit commercialisé par le secteur privé, de gamme « Cahier Extra », distinct du cahier scolaire officiel subventionné.