Tunisie : Les femmes entrepreneuses à la conquête du marché russe

25-09-2019

Un pavillon pour la vente des produits tunisiens des secteurs de l’agroalimentaire, le bio cosmétique, l’art de la table et l’artisanat, va être installé dans le marché de gros de Moscou « Food City », tout au long de l’année 2019 à partir du mois d’octobre ».

C’est ce qu’a révélé Amel Hantous, membre du bureau exécutif de la chambre régionale des femmes chefs d’entreprises à Tunis, lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 25 septembre, au siège de la maison de l’exportateur.

« Le coût de ce projet s’élève à 910 950 dinars, qui seront répartis sur les 15 entreprises qui y participent », ajoute-t-elle, en rappelant que pour la prospection et la pénétration du marché russe, la chambre régionale des femmes chefs d’entreprise de Tunis (UTICA) a sollicité le concours du fonds d’appui pour le développement des exportations à l’international, TASDIR PLUS ».

Hantous a expliqué aussi que ce projet propose des avantages attractifs, à l’instar du partage du coût de participation. « Sinon il sera très élevé et risqué pour une seule PME, sans compter la langue, qui est un obstacle dans un pays, comme la Russie ».

 « En adhérant au programme TASDIR PLUS, l’entreprise participante bénéficie d’un remboursement jusqu’à hauteur de 70% des frais engagés ».

En réponse à une question de Gnetnews, Hantous a souligné que le choix du marché russe a été bien étudié. « Il est moyennement exploité par les artisans et les exportateurs tunisiens. En plus il s’agit d’une population de 144 millions d’habitants, qui sont des visiteurs potentiels au « Food City ».

Par ailleurs, la présidente du CRFCE Tunis, Leila Belkhiria Jeber a indiqué que le marché « Food City » est un des plus grands centres alimentaires de vente en gros en Europe, ce qui équivaut à la notoriété du marché Rungis, à Paris. « Il est visité par 100 000 personnes par jour. »

« Le marché « Food city » détient un emplacement stratégique. Il est situé entre les autoroutes les plus importantes de Moscou, à 10 minutes de l’aéroport « Vnoukovo ».

Belkhiria Jeber a évoqué la question de la conservation des produits alimentaires qui seront exportés et commercialisés en Russie. Le programme n’inclut pas les produits périssables, a-t-elle confié, signalant que les entreprises seront contraintes d’exporter une production minimale, en attendant l’étude de la demande sur le marché russe.

 « L’objectif est de limiter le coût élevé du stockage dans les entrepôts des  sociétés russes, parties prenantes de ce projet. Des supports publicitaires, et une plateforme E-commerce (Herundo), seront mis à la disposition des entreprises afin de faciliter la réactivité des clients, et renforcer les ventes ».

Emna Bhira

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