À l’ONU, la Tunisie dénonce l’échec de la communauté internationale sur la question palestinienne

17-04-2026

Lors d’une séance de l’Assemblée générale des Nations Unies tenue mercredi à New York, consacrée à l’examen de l’utilisation du droit de veto sur un projet de résolution relatif aux tensions au Moyen-Orient, la Tunisie a réaffirmé avec force ses positions de principe sur la crise régionale.

Intervenant au nom de son pays, l’ambassadeur Nabil Ammar, représentant permanent de la Tunisie auprès de l’ONU, a prononcé un discours empreint d’une double tonalité : solidarité avec les pays arabes frères et critique sévère de l’immobilisme de la communauté internationale.

Solidarité arabe réaffirmée

Dès l’entame de son intervention, M. Ammar a exprimé la solidarité « totale » de la Tunisie avec plusieurs États arabes — l’Arabie saoudite, le Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Sultanat d’Oman, la Jordanie et l’Irak — dans un contexte régional marqué par des menaces persistantes pesant sur leur sécurité, leur stabilité et leur souveraineté.

Primauté du droit international

La diplomatie tunisienne a par ailleurs réaffirmé son attachement indéfectible aux principes cardinaux de sa politique étrangère : respect de la souveraineté des États, fidélité à la Charte des Nations Unies et privilège accordé aux solutions pacifiques dans le règlement des différends. Face à une escalade des tensions qui dépasse désormais le cadre strictement régional, Tunis a plaidé pour le recours au dialogue et aux mécanismes diplomatiques.

Un « scandale moral sans précédent »

C’est sur la question palestinienne que le ton de l’ambassadeur tunisien s’est fait le plus incisif. Qualifiant la situation actuelle de « tragique » et de menace directe pour la paix mondiale, Nabil Ammar a imputé cette crise à « l’échec de la communauté internationale » à garantir les droits fondamentaux du peuple palestinien sur l’ensemble de son territoire. Il a dénoncé ce qu’il a décrit comme un « scandale moral, éthique et humain mondial sans précédent », déplorant l’insuffisance des condamnations internationales face aux pratiques en cours.

Sans avancer de proposition concrète, cette intervention reflète néanmoins la volonté de Tunis de rappeler, à la tribune des Nations Unies, les principes qu’elle tient pour essentiels à la préservation d’un ordre international fondé sur le droit, dans un Conseil de sécurité toujours paralysé par les divisions autour du droit de veto.