Anas Dyab, un journaliste citoyen tué à Idleb en Syrie

22-07-2019

AFP – Un journaliste citoyen a été tué dimanche ainsi que 17 autres civils, dont sept enfants, dans des frappes sur la région d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits humains (OSDH) et une organisation de secouristes opérant en zone rebelle.

Anas Dyab, photographe et vidéaste de 22 ans ayant collaboré avec l’AFP, a péri dans des raids russes sur la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, a indiqué l’OSDH.

« La Défense civile syrienne pleure la chute du héros Anas al-Dyab », ont annoncé sur Twitter les Casques blancs, dont il était un des bénévoles.

Il est décédé « alors qu’il documentait le bombardement aérien de sa ville, Khan Cheikhoun, ce matin », a précisé cette organisation de secouristes qui a fait état de « trois frappes aériennes russes. »

« C’est une grande perte pour nous », a déploré auprès de l’AFP le directeur des Casques blancs, Raëd Saleh.
D’après l’Observatoire, le journaliste citoyen a été tué alors qu’il s’était réfugié dans le sous-sol d’un immeuble de trois étages, en compagnie de deux membres du groupe rebelle Jaich al-Ezza.

Des funérailles ont été célébrées dans une mosquée avant que la dépouille ne soit transportée dans une ambulance de la défense civile puis inhumée dans un cimetière de la ville d’Idleb, à défaut d’un enterrement à Khan Cheikhoun en raison des bombardements, a indiqué un journaliste de l’AFP sur place.

Les parents d’Anas al-Dyab ainsi que des membres des Casques blancs et d’anciens collègues du défunt étaient présents.

Né en 1997, ce journaliste citoyen fait partie d’une fratrie de quatre enfants.
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Cible de frappes intenses depuis fin avril, Khan Cheikhoun était devenue une ville fantôme, plusieurs milliers d’habitants ayant fui les bombardements.

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