Banlieue sud de Tunis : la SNCFT lance une campagne contre les jets de pierres sur les trains

23-10-2026

Chaque matin dès 4 h 30 et jusqu’à 22 h, les trains de la banlieue sud de Tunis transportent des milliers de personnes qui vont travailler, étudier ou rejoindre leurs proches. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) y assure 94 dessertes par jour, avec un train toutes les 30 minutes en temps normal et toutes les 20 minutes aux heures de pointe.

Sur 25 kilomètres et 18 gares entre Tunis et Cité Erriadh, à Borj Cédria, ces lignes accueillent plus de 21 millions de passagers par an, soit près de 58 000 voyageurs par jour, a indiqué à l’agence TAP Tarek Boussika, responsable de l’Unité d’affaires du transport de voyageurs de la banlieue de Tunis.

Une démarche pour protéger le service public

Derrière ces chiffres, un phénomène met en danger voyageurs et agents : les jets de pierres contre les trains. Pour y répondre, la SNCFT mène une campagne de sensibilisation à la préservation du service public de transport, dont une action à la gare de Hammam-Lif. Elle est organisée avec le Complexe des jeunes maghrébin ainsi que les maisons de jeunes d’Ezzahra, de la Nouvelle Médina, de Hammam-Lif, de Mégrine Supérieure et de Mégrine Riadh.

Hassen Miaadi, directeur de la communication de la SNCFT, explique que cette initiative s’inscrit dans une démarche du ministère du Transport visant à protéger le service public. Selon lui, ces actes portent atteinte au droit des voyageurs et du personnel à se déplacer en toute sécurité, et causent aussi des dégâts aux biens publics et des pertes financières.

Un travail de sensibilisation auprès des parents et des usagers

Lancée le mardi 20 octobre 2026 à la gare de Radès, la campagne se poursuivra jusqu’à la fin du mois. Sa préparation a commencé dès juillet, par un travail de sensibilisation auprès des parents et des usagers, appelés à inciter leurs enfants à respecter le service public.

Le programme de la campagne comprend l’affichage de dépliants et de posters de sensibilisation à l’intérieur des wagons, ainsi que des ateliers de réflexion réunissant plusieurs ministères et structures publiques afin de renforcer la coordination et de définir des mesures concrètes. Il prévoit également des actions d’information dans les grandes gares et des ateliers d’animation destinés à faire passer le message de manière plus vivante pour réduire le phénomène des jets de pierres sur les trains.

Le coût est aussi financier : la SNCFT estime à environ 162 000 dinars ses pertes de 2025 liées au remplacement des vitres brisées, sans compter le prix humain et moral pour les voyageurs et les employés exposés à ces agressions.