Bizerte : Des coins paradisiaques d’une Tunisie peu connue (Vidéo)

05-07-2019

« Il vaut mieux partir très tôt », me conseille mon guide. Nous l’appellerons M. C’est un amoureux de la nature. Le rendez-vous est donc pris à 6h00 du matin dans le centre-ville de Bizerte.

Après un ravitaillement en eau et en nourriture, nous prenons la route… en direction de Ras Angela, point le plus septentrional du continent africain. Mais en réalité, nous partons ailleurs…loin des sentiers battus…à la découverte des plages vierges de cette côte bizertine encore épargnée par le tourisme.

Après seulement 20mn de route, entre mer et forêt, M. me dit « tourne à gauche, ici dans la forêt ! ». Nous nous introduisons dans un chemin de sable entouré par des grands eucalyptus…au bout du sentier, une petite place. Nous y retrouvons Hamadi. Il est gardien. Il nous fait comprendre que notre voiture est en sécurité en échange de quelques pièces.

M. me conseille de troquer mes tongs de plage contre des baskets. Après avoir dépassé quelques arbres, la surprise est là ! Une grande plage de sable blanc et fin. Il est alors 7h30, la chaleur est encore supportable. Il s’agit de la plage de Sidi Abdelwahed où est inhumé le saint du même nom. Encore méconnue il y a quelques années, aujourd’hui elle commence à être fréquentée par les habitants de Bizerte, en quête de tranquillité, loin des plages de Ghar El Melh, Raf Raf ou encore Ras Angela, prises d’assaut par les vacanciers.

La montagne rocheuse surplombe une mer cristalline… Le sable est encore lisse, sans aucune trace de pas. Vous pourrez alors profiter des petites cabanes en canne de bambou mises à disposition des baigneurs pour y déposer vos effets personnels. Prévoyez tout de même un parasol et une bonne crème solaire, l’ombre étant inexistante sur la plage. N’oubliez pas de ramener de l’eau et de la nourriture.

« Ce n’est pas ça que je voulais te montrer », me dit M. Nous partons alors à la découverte de l’autre côte, située à gauche de la plage de Sidi AbdelWahed.

La route est périlleuse, ne vous y aventurez pas sans un accompagnateur qui connaît le coin. Tantôt dans l’eau, tantôt en escaladant des roches friables et très dangereuses. Après environ 1h de randonnée, nous arrivons enfin. « C’est ici », me dit M. J’avance doucement au bord de la montagne…et là c’est un paysage paradisiaque qui s’offre à nous. Il s’agit de la plage de « Cap Hmem », où le « Cap des Pigeons » en français.

Des étendues de plages vierges aux eaux turquoises, très rocheuses, où la faune et la flore aquatique s’épanouissent sans entraves humaines. Oui c’est bien en Tunisie, et non pas les Seychelles ou les Maldives !

M. me conduit vers un escalier en bois très rudimentaire attaché à la montagne avec du simple fil de fer…sans doute fabriqué par les habitants du coin. Cet escalier (très dangereux) mène à la dernière surprise de ce périple. Une grotte abritant une petite plage…

Wissal Ayadi

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